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Les familles des soldats pourront recevoir des soins en français à la base d'Edmonton

Un soldat canadien de l'OTAN attend l'hélicoptère qui est en train d’atterrir.

Un soldat canadien de l'OTAN en Afghanistan.

Photo : Reuters / Finbarr O'Reilly

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Réseau santé albertain continue d’étendre l’offre de soins en français dans la province. Le prochain bastion qu’il s’apprête à ouvrir à la langue de Molière est la base militaire d’Edmonton, où la clinique militaire bilingue est jusqu'à présent réservée aux soldats, et non à leur famille.

Les conjoints et les conjointes des membres des forces armées, de même que leurs enfants, doivent trouver des soins à l’extérieur de la base, dans un secteur - le nord de la capitale - notoirement mal desservi en français.

« Il y a environ 900 soldats et leur famille à la base militaire d’Edmonton, explique l’adjudant-chef Jules Bérubé. Souvent, les partenaires de vie doivent chercher un médecin de famille, quand ce ne sont pas de spécialistes dont ils ont besoin, pour eux-mêmes ou leurs enfants. »

À l’initiative du Réseau santé albertain, qui tenait son assemblée générale annuelle samedi, une médecin se rendra prochainement, une fois par semaine, pour procurer des soins en français directement aux familles francophones. Il s’agit d’un grand soulagement pour ces dernières, assure Jules Bérubé, qui précise aussi que les mutations fréquentes, auxquelles les soldats sont soumis, éprouvent souvent leurs proches.

« C’est une source d’angoisse, c’est certain, lorsqu’il faut tout laisser derrière pour se réinstaller un peu partout au pays, souligne Jules Bérubé. Ce l'est d'autant plus lorsqu'il y a une barrière linguistique à franchir. Ce nouveau projet permettra sans doute de soulager un peu cette pression. »

Le projet devrait se mettre en place rapidement, croit Paul Denis, le directeur général du Réseau santé albertain.

« À mon avis, il sera possible de commencer le projet très vite, explique-t-il. Ce n’est pas une grosse affaire, puisque nous ne devons pas construire une nouvelle bâtisse. »

Il faut, avant de lancer le projet, qu’un médecin assure la suppléance de la Dre Michelle Dion lorsque celle-ci se rendra hebdomadairement sur la base. Un remplacement qui ne pose aucun problème, de l’avis de Paul Denis.

Parmi les autres projets que caresse le Réseau santé albertain à plus long terme, il y a l’établissement d’une clinique multiservice francophone à Edmonton.

Cette dernière, qui demeure pour l’instant au stade embryonnaire, regrouperait plusieurs pôles de services en un ou plusieurs endroits. Nous y retrouverons, par exemple, des services de dentisterie, mais aussi de gériatrie, de psychologie, de médecine, etc.

Paul Denis assure que Services de santé Alberta se montre très favorable au projet. « Nous avons eu des rencontres avec des haut placés au sein du ministère, et pas seulement des intermédiaires, explique-t-il. Nous avons trouvé auprès d’eux une oreille très attentive, très à l’écoute de l’importance, pour notre communauté francophone minoritaire, d’assurer un accès élargi aux soins de santé en français. »

Quant au récent changement de gouvernement, Paul Denis se fait rassurant à cet égard.

« Pour l’aspect financier, ça ne change pas grand-chose pour nous, puisque nous dépendons essentiellement du fédéral. Par contre, il se peut que notre communauté reçoive moins de services, tout simplement parce que le nouveau gouvernement élu aura décidé de couper dans les services. »

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