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Des grillons albertains bientôt dans vos assiettes

La farine de grillon est très protéinée et peut être utilisée pour une foule de produits. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des grillons plutôt qu’un steak, de la poudre d’insectes dans un gâteau. Ce n’est pas de la science-fiction, mais une réalité qui fait tranquillement son bout de chemin au Canada. Un biologiste albertain compte bien se faire une place dans la confection de produits à base d’insectes.

Claudio La Rocca est le cofondateur de la ferme Camola, le premier élevage de grillons destinés au secteur alimentaire en Alberta.  Il y a quelques jours les premiers oeufs ont éclos.

Un homme barbu portant un chandail où est inscrit « Faites-moi confiance je suis entomologiste ».Claudio La Rocca. Photo : Radio-Canada

L’élevage se fait dans un conteneur surnommé par l’entrepreneur « condos à grillons. » La température y est maintenue au-dessus de 30 degrés Celcius et s’apparente à un climat tropical.

Les insectes sont nourris tous les deux ou trois jours pendant cinq semaines soit le temps qu’ils vivent normalement à l’état sauvage.

Des grillons sur des cartons.Les installations de la ferme Camola. Photo : Radio-Canada

Les insectes seront ensuite congelés, rôtis puis moulus , explique Claudio La Rocca.

Le résultat sera une poudre brunâtre au goût qui ressemble légèrement à la noix de Grenoble et qui est trois fois plus protéinée que la viande de poulet.

Les grillons, nourriture du futur

Pour Claudio La Rocca la nourriture faite à partir d’insectes est l’avenir de l’industrie alimentaire.

L’appétit pour les insectes croit, soutient-il. Partout dans le monde, des investisseurs se tournent vers cette source de protéine.

Gros plan sur un criquet.Un grillon. Photo : Radio-Canada

Le biologiste souligne que ceux qui en mangent ont tendance à favoriser l’achat local, ce qui n’est pas possible présentement en Alberta, puisque la farine de grillons qu’on retrouve sur les tablettes des commerces est faite en Ontario.

Si tout se déroule comme prévu, les premiers grillons de la ferme Camola seront sur le marché albertain d’ici la fin du mois de juin.

Claudio La Rocca est également fier de rappeler que son élevage génère une empreinte écologique beaucoup moins importante que celle du bétail, tant dans la superficie requise que dans les ressources nécessaires. 

En effet, la production d'un kilo de boeuf, explique-t-il, nécessite 10 kilos de nourriture et jusqu'à 40 000 litres d'eau. Pour concocter la même portion de grillon, il affirme avoir besoin de cinq fois moins de nourriture et d'à peine 10 litres d'eau.

Avec des informations de Simon-Pierre Poulin

Alberta

Agriculture