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Moins de pesticides épandus en 2019 au N.-B.

Épandage de pesticides.

Énergie NB utilise des pesticides pour tuer les plantes qui pourraient bloquer les lignes électriques.

Photo : Getty Images

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement compte réduire de 30 % son utilisation d’herbicides cette année, ce qui implique que la pulvérisation controversée de glyphosate serait réduite.

Les ministres de l’Environnement et des Gouvernements locaux et de l’Énergie et du Développement des ressources du Nouveau-Brunswick en ont fait l’annonce vendredi lors de la période de questions à l’Assemblée législative.

Nous annonçons une réduction de 30 % de la pulvérisation des lignes électriques d'Énergie NB cette année.

Mike Holland, ministre de l'Énergie et du Développement des ressources

La nouvelle est bien accueillie par plusieurs, qualifiant la mesure d’un pas dans la bonne direction. Toutefois, d’autres la jugent insuffisante et se sont empressés de réclamer une interdiction totale de la pulvérisation.

Un produit probablement cancérogène

Chaque année, les permis de pulvérisation de glyphosate sont approuvés par le gouvernement provincial en vue d'une utilisation généralisée par l'industrie forestière ainsi que par Énergie NB.

Les produits sont utilisés pour freiner la croissance des plantes et ainsi, encourager la croissance sélective de certaines espèces d'arbres.

Le glyphosate fait partie des produits utilisés. Le glyphosate a été classé comme probablement cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé et par l'État de la Californie.

D’ailleurs, il est interdit dans plusieurs régions du monde, y compris sur les terrains provinciaux du Québec.

Une préoccupation environnementale?

À la sortie de la période de questions, les journalistes ont demandé au ministre Mike Holland qu’il s’agissait d’une décision prise en réponse à des préoccupations environnementales ou si l'herbicide était tout simplement moins nécessaire.

Sa réponse: C'est les deux .

Homme dans la cinquantaine en veston répond à des questions d'un journaliste devant un champ

Mike Holland s'engage à réévaluer l'attribution de permis d'épandage de pesticides annuellement.

Photo : Radio-Canada

Le ministre Mike Holland affirme que l’attribution de permis de pulvérisation fera l’objet d’une réévaluation l'année prochaine également.

Chaque année, il sera réexaminé.

Mike Holland, ministre de l’Énergie et du Développement des ressources

Lorsque j'examine la pulvérisation d'herbicides ou l'application d'herbicides de toutes sortes, j'envisage de les fusionner en un système qui permet à l'industrie de continuer à un rythme rentable tout en me permettant de nourrir les animaux de la faune en trouvant délibérément des zones où nous pouvons accroître cet habitat naturel en croissance , explique Monsieur Holland.

Mesure jugée insuffisante

Une réduction de la pulvérisation est effectivement un pas dans la bonne direction pour ceux qui s'y opposent. Néanmoins, il ne s’agit que d'un premier pas.

Nous avons demandé au ministre de ne pas signer les permis pour qu'il n'y ait pas de pulvérisation de glyphosate , soutient David Coon, chef du Parti vert.

David Coon se tient fièrement devant l'Assemblée législative à Fredericton.

Le chef du Parti vert David Coon revendique une interdiction totale de l'usage de pesticides sur les terres provinciales au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Bien sûr, moins c'est mieux, mais ce qu'on veut, c'est qu'il n'y ait pas de pulvérisation.

David Coon, chef du Parti vert

Caroline Lubbe-D'Arcy, porte-parole de l’organisation Stop Spraying New Brunswick qui fait campagne contre l’utilisation d’herbicides au Nouveau-Brunswick avoue avoir été agréablement surprise: c’est mieux que ce à quoi nous nous attendions .

C'est un petit pas dans la direction que nous espérons prendre , a-t-elle dit. Nous demandons toujours l'interdiction de la pulvérisation par Énergie NB et sur les terres publiques.

Madame Lubbe-D’Arcy dit que le ministère de l'Énergie et du Développement des ressources avait fait mention, lors d’une discussion, qu'il prévoyait réduire de 20 à 25% par année le taux de pulvérisation sur toutes les terres de la Couronne normalement pulvérisées.

Les ministres Jeff Carr et Mike Holland n’ont pas encore précisé les détails de leur interdiction partielle. Ce mutisme inquiète la porte-parole de Stop Spraying New Brunswick.

Nous ne sommes pas sûrs que ce soit une bonne nouvelle , a déclaré Madame Lubbe-D'Arcy. Parce que dans cinq ans, ça voudrait dire que l’on pulvérise encore.

Avec les informations de Shane Folder, CBC News.

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