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Jean Chrétien prêt à aller en Chine pour raviver l'amitié avec le Canada

Les deux hommes se serrent la main et sourient à la caméra.

L'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien et le premier ministre chinois Li Keqiang se serrent la main avant leur rencontre à Beijing le 19 avril 2016.

Photo : La Presse canadienne / Kenzaburo Fukuhara/Pool Photo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-premier ministre Jean Chrétien est prêt à se rendre en Chine pour apaiser les tensions entre Ottawa et Pékin si Justin Trudeau le lui demande, affirme l'ancien porte-parole de M. Chrétien.

« Si le premier ministre le demande à M. Chrétien, il serait prêt à se rendre en Chine pour servir le Canada en ces temps difficiles afin d'aider nos agriculteurs et de ramener nos deux Canadiens chez eux », a déclaré Bruce Hartley à CBC News.

Le Canada n’a plus d’ambassadeur en Chine depuis que John McCallum a été congédié en janvier après avoir fait des commentaires publics au sujet des procédures judiciaires en cours concernant la directrice financière de l’entreprise de télécommunications chinoise Huawei, Meng Wanzhou.

Cette déclaration de Bruce Hartley fait suite à une suggestion de l'ancien premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney, qui a fait allusion cette semaine au fait que le gouvernement Trudeau envisageait de demander à un ex-premier ministre de diriger une délégation de haut niveau en Chine afin d’oeuvrer à la libération des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor, qui y sont détenus depuis décembre.

« Ce qu'ils pourraient vouloir faire, c'est d'envoyer quelqu'un comme Jean Chrétien, que les Chinois respectent beaucoup », a dit M. Mulroney à La Presse canadienne.

Brian Mulroney a également mentionné le nom du gendre de Jean Chrétien, André Desmarais, président et cochef de la direction de Power Corporation, et président honoraire du Conseil commercial Canada-Chine. M. Desmarais « est tenu en très haute estime par les Chinois » et en sait beaucoup sur la Chine, a-t-il déclaré.

« On pourrait former une délégation dirigée par l'ancien premier ministre Chrétien et quelques autres, mais surtout Chrétien et Andy Desmarais, et aller là-bas et s'asseoir avec des gens avec qui Jean a grandi en politique, qui occupent des postes supérieurs, des postes de direction dans le gouvernement chinois, et dire : "Hé, réglons cela". »

Ottawa refuse de commenter l’idée d'envoyer des « négociateurs » canadiens en Chine. « Ce n'est pas la première fois qu'on nous pose la question, mais nous n'avons pas prévu d'annonces ni de décisions dans un proche avenir », a déclaré le porte-parole de Justin Trudeau, Cameron Ahmad, à La Presse canadienne.

Les liens de Jean Chrétien avec la Chine

Depuis la fin de sa vie politique, Jean Chrétien a continué de s'intéresser aux questions liées à la Chine dans le cadre de son travail au sein du cabinet d'avocats Dentons. En avril 2016, il a fait la une des journaux lorsqu'il a rencontré le premier ministre chinois Li Keqiang.

Après cette rencontre, on avait pu voir sur le site web du Conseil des affaires d’État du gouvernement chinois un communiqué accompagnant une photo des deux hommes se serrant la main et dans lequel on pouvait lire que « le premier ministre Li a souligné que les relations entre la Chine et le Canada sont devenues une "décennie dorée" sous le gouvernement de M. Chrétien, et la Chine apprécie la contribution de M. Chrétien à la promotion du développement des relations entre la Chine et le Canada ».

Tensions avec la Chine

L'ex-diplomate Michael Kovrig et le consultant Michael Spavor ont été arrêtés en Chine en décembre pour espionnage et atteinte à la sécurité nationale, peu après l’arrestation au Canada de Meng Wanzhou.

De nombreux anciens diplomates et observateurs de la Chine considèrent leur sort comme un châtiment pour la décision du Canada d'arrêter Mme Meng en vertu d'une demande d'extradition des États-Unis.

Le Canada a pour sa part qualifié leur emprisonnement d'arbitraire.

La Chine a également bloqué les exportations de canola canadien et suspendu les permis d’importation de deux usines de transformation de porc. On apprenait aussi cette semaine que les services douaniers chinois avaient l’intention d’ouvrir chaque contenant de porc canadien et de produits dérivés.

Avec les informations de CBC, et La Presse canadienne

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