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Morilles en C.-B. : une année d'abondance, mais moins lucrative

Un gros plan d'une morille avec un peu d'herbe et sur un sol de terre et de bois calciné.
Les morilles sont nombreuses dans les forêts qui ont été ravagées par des feux comme ici, près de Fraser Lake dans le nord de la Colombie-Britannique. Photo: CBC/Dillon Hodgin
Julie Landry

La saison de la cueillette est lancée en Colombie-Britannique pour les passionnés de morilles. La denrée précieuse devrait être présente en grand nombre cette année dans les zones dévastées par les feux de forêt.

Une femme, tenant un gros seau, est en train d'enjamber une branche en se tenant sur un tronc d'arbre mort.Neva Givnish en est à sa septième saison de cueillette de morilles. Photo : CBC/Dillon Hodgin

Cueilleuse depuis plusieurs années, Neva Givnish est fascinée par ce petit champignon qui est l'un des premiers organismes à repousser dans les terres ravagées par des feux de forêt.

Elle admet que la cueillette de ce champignon, qui attire des centaines d'amateurs chaque année, est difficile sur le plan physique, mais ce travail, qu'elle effectue depuis maintenant sept ans, la passionne. La suie, les heures de marche et le temps passé courbée en avant, à la recherche du précieux champignon, ne la répugnent pas.

« Il n'y a rien de mieux que de passer l'été à l'extérieur », affirme-t-elle.

Elle passera donc les cinq prochains mois en compagnie d'autres cueilleurs dans un camp dont l'emplacement est jalousement gardé, à quelques heures de Fraser Lake, où un feu de forêt a dévasté 236 hectares l'été dernier.

Ses journées seront toutefois écourtées cette année, car elle est enceinte et déjà mère d'une fillette de 2 ans, qui passera la journée au camp. Sinon, elle pourrait récolter, comme la moyenne des cueilleurs, entre 40 et 50 livres de morilles par jour. 

Une petite morille entourée de branches calcinées.La forêt dévastée par le feu de forêt de la région de Fraser Lake en 2018 a laissé place à un terrain fertile pour les morilles. Photo : CBC/Dillon Hodgin

Plus de travail pour faire autant d'argent

Elle se relance dans l’aventure, même si elle sait qu’elle retirera moins d’argent de sa cueillette cette année, en partie à cause de la compétition sur le marché.

Neva Givnish et ses collègues cueilleurs recevront deux fois moins d'argent par kilo de champignons qu'il y a cinq ans.

Cette année, nous recevrons 5 $ la livre. C'est le plus bas taux que j'ai connu.

Neva Givnish, cueilleuse de morilles

La baisse du prix s'explique, entre autres, par le fait que la Chine a commencé à cultiver des morilles, ce qui bouleverse l'industrie.

Des vendeurs de champignons confiants

La précieuse récolte de morilles sera envoyée quotidiennement à l'usine de West Coast Food, de Burnaby. Les champignons seront empaquetés frais ou séchés pour être livrés dans la province ou en Europe.

Des ouvriers, gantés et avec un bonnet, trient des morilles dans des caisses.En 2018, l'usine West Coast Food de Burnaby a pu empaqueter et vendre 90 tonnes de morilles. Photo : CBC/Dillon Hodgin

Le gérant des ventes, Niall Sherwin, s'attend à une bonne année de récolte cette année, mais moindre qu'en 2018.

L'an dernier, 90 tonnes de morilles ont été ramassées, et les cueilleurs avaient reçu jusqu'à 7 $ la livre.

Pour M. Sherwin, toutefois, rien ne remplacera jamais le petit champignon né des cendres et cueilli à la sueur du front des vaillants travailleurs.

« Chaque année, c'est comme une chasse au trésor », affirme le chefdes ventes.

La magie de retrouver des morilles se transfère de la forêt jusqu'à votre assiette.

Niall Sherwin, chef des ventes de West Coast Food

Le champignon cueilli en Colombie-Britannique, très prisé, d'après lui, constitue une industrie de plusieurs millions de dollars annuellement.

D'après les informations d'Anita Bathe

Colombie-Britannique et Yukon

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