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Joly interpelle le gouvernement Ford au sujet de l’Université de l’Ontario français

Mélanie Joly, debout, répond à une question.

La ministre fédérale des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, durant la période de questions à la Chambre des communes.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Louis Blouin

Dans une lettre, la ministre fédérale des Langues officielles et de la Francophonie accentue la pression sur son homologue ontarienne, Caroline Mulroney, concernant la création de l’Université de l’Ontario français . À l’approche des élections, le gouvernement Trudeau saisit toutes les occasions pour se ranger dans le camp des francophones en milieu minoritaire et couper l'herbe sous les pieds des conservateurs.

C’est la troisième lettre que Mélanie Joly fait parvenir à la ministre des Affaires francophones de l’Ontario concernant la création d’une université francophone dans la province.

« Je tiens à vous réitérer ma volonté de vous rencontrer pour travailler à la réalisation de ce projet tant attendu par la communauté franco-ontarienne », peut-on lire dans la lettre, dont Radio-Canada a obtenu une copie.

Le gouvernement Ford, qui a coupé les vivres au projet, réclame un meilleur financement d’Ottawa pour les services en français, comparativement à celui obtenu par d’autres provinces.

Selon Mélanie Joly, la balle est dans le camp du gouvernement Ford.

Soyons encore une fois clairs, la responsabilité revient au gouvernement de l’Ontario de mener à bien ce projet. Notre gouvernement s’engage à se joindre à vous à titre de partenaire pour assurer le rayonnement du français dans la province.

Extrait de la lettre de Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie.

La ministre fédérale écrit qu’une « contribution du gouvernement fédéral au projet de l’Université est conditionnelle à ce que la province lui présente une demande de financement, et qu’elle s’engage à assumer 50 % des coûts totaux ».

Avec ce qui semble être une pointe d’ironie, la ministre écrit : « N’ayant pas eu de nouvelles de votre part depuis l’automne dernier, permettez-moi de vous faire parvenir en pièce jointe les critères de demandes de financement relatifs à un projet de cette envergure. Ces derniers sauront guider les travaux de vos équipes en ce sens. »

Elle a joint à sa lettre une série de documents servant à faire une demande de financement au gouvernement fédéral et détaillant les critères pour le faire.

Mme Joly continue de demander une rencontre avec Mme Mulroney pour en discuter.

Ottawa a versé un montant de 1,9 million de dollars dans le cadre du Plan d’action sur les langues officielles pour le démarrage du projet d’Université de l’Ontario français.

Politique et francophonie

Cette manœuvre d’Ottawa, à quelques mois des élections, semble avoir pour but d’envoyer un message clair à l'électorat francophone de l’Ontario et attaquer le mouvement conservateur sur cette question.

Au Parlement canadien, la francophonie est devenue un sujet d’affrontement ces derniers mois entre libéraux et conservateurs.

Le député conservateur de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke.

Le député conservateur de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Mercredi dernier, à la période des questions, le porte-parole conservateur en matière de langues officielles et de francophonie, Alupa Clarke, s’en est pris à la ministre Joly.

« Elle a fait un plan du tourisme il y a deux semaines et il n’y a aucune garantie, aucun investissement pour les communautés minoritaires francophones à travers le pays. Est-ce que c’est un oubli de la ministre ou c’est tout simplement que ce gouvernement ne prend pas au sérieux les langues officielles? », a-t-il demandé aux Communes.

La ministre Joly a rétorqué que les conservateurs « ont laissé tomber » les Franco-Ontariens et « ont décidé de protéger Doug Ford en Ontario plutôt que de protéger les francophones ».

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