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Le blocage des importations de canola par la Chine est injustifié, dit Trudeau

Justin Trudeau parle au micro devant un drapeau du Canada et de l'Union européenne.

Le premier ministre Justin Trudeau participe à une conférence de presse conjointe avec le président français, Emmanuel Macron, à l'Élysée, à Paris.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne

Justin Trudeau estime que la Chine invente des excuses pour bloquer les importations de canola canadien.

Lors d'une conférence de presse avec le président français, Emmanuel Macron, vendredi à Paris, le premier ministre a utilisé son langage le plus dur à ce jour concernant la décision de Pékin de refuser du canola canadien au motif que des inspecteurs chinois y auraient découvert des parasites.

M. Trudeau qualifie d'injustifiée cette décision, qui participe selon lui d'un conflit diplomatique plus vaste entre les deux pays. Il croit même que les Chinois pourraient bloquer d'autres exportations canadiennes.

Les relations entre Ottawa et Pékin se sont gravement détériorées depuis décembre, lorsque la police fédérale canadienne a arrêté à Vancouver Meng Wanzhou, dirigeante de Huawei. Cette arrestation a été faite à la demande des États-Unis, qui veulent la traduire en justice pour fraude.

Indignée par l'arrestation de Mme Meng, la Chine a depuis arrêté deux Canadiens, soupçonnés d'espionnage, et condamné deux autres Canadiens à la peine capitale pour trafic de drogue.

M. Trudeau a déclaré vendredi que son gouvernement poursuivait le dialogue diplomatique avec la Chine, mais n'a pas encore décidé s'il conviendrait de rencontrer personnellement le président chinois Xi Jinping lors du Sommet du G20 à la fin du mois, au Japon.

Huawei est également au centre d'une décision que le gouvernement libéral n'a pas encore prise quant aux entreprises qui seront autorisées à fournir des technologies pour la prochaine génération de réseaux sans fil au Canada, le « 5G ». Si Ottawa devait empêcher Huawei de participer à l'appel d'offres, comme l'ont fait les États-Unis et d'autres alliés canadiens, cela pourrait enrager davantage le gouvernement chinois.

M. Trudeau répète que cette décision sera prise en fonction de ce qui donnera aux Canadiens l'accès à la meilleure technologie tout en protégeant leurs données. « Il ne s'agit pas de politique : il s'agit d'écouter les experts du Canada et d'ailleurs dans le monde », a-t-il rappelé vendredi.

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