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La Saskatchewan offre un accès universel à la pilule abortive

Image des boîtes dans lesquelles sont vendues les pilules abortives.

La pilule abortive est constituée de deux pilules : la mifépristone et le misoprostol.

Photo : Celopharma

Romain Chauvet
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de la Saskatchewan a annoncé, vendredi, que la pilule abortive Mifegymiso sera entièrement couverte par le régime d’assurance médicaments de la province. Une décision qui était attendue depuis longtemps par plusieurs groupes.

Le ministre provincial de la Santé, Jim Reiter, explique que plusieurs facteurs ont mené à cette décision.

La couverture universelle du Mifegymiso devrait coûter entre 65 000 et 200 000 dollars annuels pour le gouvernement, selon le ministre Reiter. Le traitement, qui se compose de deux comprimés, pouvait coûter jusqu'à 360 $ pour les femmes sans assurance ou sans avantages sociaux.

La semaine dernière, le Manitoba a fait part de son intention d’offrir une couverture universelle pour la pilule abortive d’ici la fin de l’année. Jim Reiter ne pense pas que la province ait attendu trop longtemps avant de prendre cette décision.

« C’est une question très controversée, qui ne va pas rendre tout le monde heureux. La loi fédérale a clairement indiqué que l’avortement doit être pratiqué, alors c’est une façon moins invasive de le faire »

— Une citation de  Jim Reiter, ministre de la Santé, Saskatchewan

La pilule abortive a été approuvée par Santé Canada en 2015.

Une décision attendue

Une couverture complète du Mifegymiso était demandée par des étudiants en médecine et l’opposition officielle depuis plusieurs mois.

Alan Chan, un représentant de la Société des étudiants en médecine de l’Université de la Saskatchewan, avait souligné, un peu plus tôt cette semaine, que l’accès au Mifegymiso permettrait aux femmes de la province d'être sur un pied d'égalité avec celles du reste du Canada.

De son côté, l'organisme Action Canada pour la santé et les droits sexuels s’est réjoui de cette décision, qu’il qualifie de grande victoire pour les femmes de la Saskatchewan.

« Ça veut dire que les personnes qui sont dans des communautés à l'extérieur des grands centres auront accès aux mêmes services médicaux que ceux qui sont à Saskatoon ou Regina »

— Une citation de  Frédérique Chabot, directrice en promotion de la santé pour l'organisme Action Canada

Des réticences

Le directeur exécutif de l'Association pro-vie de la Saskatchewan, Alex Ogrodnick, s'est dit déçu de la décision prise par le ministère de la Santé.Il affirme que plusieurs femmes auxquelles il a parlé ont eu des complications ou des effets secondaires après avoir avorté. Un signe, pour lui, que le gouvernement ne devrait pas faciliter l'accès à l'avortement.

Questionné à savoir si son organisme était opposé à l'avortement en situation de viol ou d'inceste, le directeur a répondu que l'Association pro-vie de la Saskatchewan était opposé à toute forme d'avortement, peu importe les circonstances.

L'Association affirme qu'elle devra maintenant se pencher sur la manière dont elle réagira à l'annonce du gouvernement.

Avec les informations de Sophie Chevance et de Karel Houde-Hebert

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