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Tarifs douaniers : Washington accorde un répit à Pékin, mais pas à Mexico

Des gardiens de sécurité marchent dans un port. En arrière-plan, des centaines de conteneurs.

Des gardiens de sécurité au port chinois de Yangshan, dans la baie de Hangzhou.

Photo : Reuters / Aly Song

Radio-Canada

L’administration Trump a finalement décidé de reporter sa hausse des tarifs douaniers sur des produits chinois au 15 juin, mais maintient sa menace d’en imposer sur des biens mexicains dès lundi prochain.

La Maison-Blanche avait annoncé vendredi dernier que des produits chinois d’une valeur de 200 millions de dollars seraient frappés de droits de douane de 25 % à compter du 1er juin.

Le tout a finalement a été reporté au 15 juin, selon un document publié vendredi au journal officiel par le département américain du Commerce. Le taux des tarifs imposés sur les produits demeure donc à 10 % pour quelques jours.

La mesure, qui a déjà entraîné des représailles de Pékin, concerne une large gamme de biens, dont des modems et routeurs Internet, des circuits imprimés, des meubles, des aspirateurs et des luminaires.

L’objectif de l’administration Trump, qui dénonce sans cesse le déficit commercial des États-Unis avec la Chine, consiste à pousser Pékin à conclure un accord commercial bilatéral de grande ampleur.

À l'heure actuelle, 250 milliards de dollars de produits chinois sont surtaxés par les États-Unis, et le président Trump menace d'imposer des tarifs sur les quelque 300 milliards d'importations chinoises restantes.

Le répit accordé par Washington à Pékin a contribué à insuffler un vent d’optimisme sur les marchés. À midi (HAE), les principaux indices boursiers nord-américains grimpaient de plus de 1 %.

Le Mexique toujours dans le collimateur

Les tarifs douaniers de 5 % que Washington menace d’imposer aux produits du Mexique pour convaincre son gouvernement de contrer le mouvement des migrants qui traversent son territoire pour se rendre aux États-Unis demeurent cependant toujours au programme.

« Notre position n'a pas changé », a commenté vendredi la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, à bord de l'avion présidentiel qui ramène le président Donald Trump d'Europe.

Les réunions [avec les Mexicains] se passent bien, mais à l'heure actuelle, nous nous dirigeons toujours vers des taxes lundi.

Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche

Le chef de cabinet du vice-président américain Mike Pence, Marc Short, a précisé pour sa part qu'une notification légale sera délivrée aujourd’hui afin de préparer la mise en oeuvre de cette mesure.

Il y a encore « beaucoup de chemin à parcourir  » dans ce dossier, a-t-il dit, tout en soulignant que le président Trump a « la latitude, si les négociations continuent de bien se passer, de stopper (le processus) à un moment ou un autre au cours du week-end ».

Sur Twitter, le président Trump a soufflé le chaud et le froid dans ce dossier. « Si nous sommes en mesure de boucler l'accord avec le Mexique, et il y a une bonne chance que nous y arrivions, alors ils commenceront immédiatement à acheter beaucoup de produits agricoles. Si nous n'arrivons pas à un accord, le Mexique va commencer à payer les tarifs de 5 % dès lundi », a-t-il écrit.

Dans les faits, le Mexique ne paiera aucun tarif, contrairement à ce qu'écrit et ce que dit souvent M. Trump. Les tarifs douaniers sont assumés par l'importateur américain, qui peut l'absorber ou la refiler en tout ou en partie aux consommateurs.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, est toujours à Washington, où il est arrivé plus tôt cette semaine, pour convaincre l’administration Trump de ne pas aller de l’avant avec ces tarifs.

À Mexico, le président Andres Manuel Lopez Obrador a dit voir un « bon signe » dans le fait que les négociations n'avaient pas été rompues. « Un dialogue existe et un accord peut être obtenu. Je suis optimiste quant à notre capacité à y arriver », a-t-il déclaré vendredi.

Il n’en maintient pas moins que les États-Unis commettent une erreur en liant migration et commerce avec ces tarifs, censés augmenter progressivement jusqu’à ce qu’ils atteignent 25 %, le 1er octobre.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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