•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des intervenants dénoncent les compressions au parc du Mont Carleton

Un petit chemin de terre mène à un lac devant une montagne.

Le parc provincial du Mont Carleton fermera un mois plus tôt que d'habitude cette année pour des raisons de compressions budgétaires.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

La décision de fermer le parc provincial du Mont Carleton un mois plus tôt que d’habitude cette année est mal accueillie par l’industrie touristique au Nouveau-Brunswick.

Le parc fermera le 22 septembre au lieu du lundi du week-end de l'Action de grâce, le 14 octobre.

Le gouvernement de Blaine Higgs cherche à économiser de l'argent. Lors de son récent processus budgétaire, le ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture a annoncé plusieurs changements comme celui-ci qui visent à réduire les dépenses publiques. Le ministère croit pouvoir économiser environ 730 000 $ dans l'ensemble de la province.

La ville de Saint-Quentin, qui se trouve à environ 30 minutes en voiture de l'entrée du parc, est la ville qui en est le plus proche. Des intervenants de la région considèrent le parc comme un joyau touristique.

Le parc entraîne des retombées économiques pour cette collectivité qui peut offrir aux usagers des biens et des services, comme de l'essence, des épiceries, des restaurants.

Joyce Somers devant le comptoir d'un bureau touristique.

La coordonnatrice des services touristiques de la Ville de Saint-Quentin, Joyce Somers, critique la décision de fermer le parc plus tôt.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

La fermeture hâtive ne fait l'affaire de personne, selon la coordonnatrice des services touristiques de la Ville de Saint-Quentin, Joyce Somers.

J’étais un peu sous le choc, parce que c’est la période où c’est la plus belle saison pour les couleurs [...] parce que si on parle des couleurs d’automne, avec tous les érables qu’on a dans la région, c’est de toute beauté, et en plus, il ne fait pas trop chaud et pas trop froid non plus et il n’y a pas de moustiques , affirme Joyce Somers.

C’est la saison où on a beaucoup de clientèle européenne. Ils connaissent le parc, ils sont des habitués, ils veulent aller voir ça parce que c’est le plus haut sommet des Maritimes.

Joyce Somers, coordonnatrice des services touristiques de la Ville de Saint-Quentin

À part l’hébergement rustique sans service offert directement dans le parc, l’auberge de Louise Durepos qu’elle gère depuis 12 ans non loin de Saint-Quentin est l’établissement privé le plus près du parc, à environ 20 minutes en voiture. Elle critique aussi la fermeture hâtive du parc qui surviendra durant une période lucrative pour son entreprise.

C'est la meilleure partie parce que beaucoup d'Européens viennent, beaucoup de Québécois. L'Action de grâce, c'est toujours plein, déjà d'avance. Donc, je ne sais pas. Il va falloir que j'avertisse le touriste que, s'il vient pour le parc, qu'il vienne avant ou qu'il ne vienne pas du tout , déplore Louise Durepos, de Du Repos Bed and Breakfast .

Louise Durepos en entrevue devant son auberge.

Louise Durepos, de Du Repos Bed and Breakfast, estime que les usagers du parc du Mont Carleton constituent 75 % de sa clientèle.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le parc provincial du mont Carleton est à l'état sauvage, sans électricité, sans Internet et sans certains autres conforts de la vie moderne. Il est situé en pleine nature au coeur de la chaîne des Appalaches et il compte le plus haut sommet des Maritimes, le Mont Carleton qui culmine à 820 mètres (près de 2700 pieds).

Une destination quatre saisons

C'est le gouvernement libéral de Brian Gallant qui avait prolongé la saison touristique au Mont Carleton en 2016. Gilles Lepage, député de la circonscription Restigouche-Ouest, où se trouve le Mont Carleton, et membre de cet ancien gouvernement, est déçu d'apprendre les compressions annoncées par le gouvernement progressiste-conservateur.

On voulait en 2016 faire des investissements stratégiques au Mont Carleton pour s’assurer que ce soit une destination quatre saisons, dit-il. On était bien partis , on avait prolongé la saison, on avait équipé le Mont Carleton de certaines infrastructures pour le faire.

N’importe quelle coupure qu’on fait dans une saison touristique dans une région rurale a un impact sur l’économie de la région, que ce soit les aubergistes, la restauration, l’essence, les épiceries , conclut-il.

Avec les renseignements de Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

Tourisme