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Du plomb découvert sur des terrains de gazon synthétique à Vancouver

Une femme tient une bouteille avec des billes noires toxiques.

Janet Brown tient une bouteille remplie de granulés de caoutchouc.

Photo : maggie macpherson/cbc / Maggie MacPherson

Des habitants de Vancouver demandent à la Ville de ne plus installer de pelouses artificielles sur les terrains de sport municipaux en raison de la présence de plomb dans le matériel utilisé.

« C’est mal, pour tout le monde c’est mal », raconte Peter Nicol, l’un des habitants qui militent pour le retrait des gazons synthétiques.

Avec d'autres, il a collecté des granulés de caoutchouc sur un terrain de jeu en gazon synthétique pour les faire analyser. Il s'avère que ces petites billes noires sont en fait des pneus de voiture recyclés et broyés.

De récents tests effectués en laboratoire ont confirmé la présence de plomb sur les pelouses du parc Trillium, mais aussi à l’École secondaire VanTech de Vancouver. Le rapport issu de ces analyses indique que lorsque des revêtements qui contiennent du plomb sont perturbés ou abrasés, de la poussière ou des émanations de plomb peuvent être libérées dans l’environnement, inhalé ou bien ingéré.

Du plomb découvert dans les terrains de gazon synthétique.

Du plomb découvert au parc Trillium à Vancouver.

Photo : maggie macpherson/cbc / Maggie MacPherson

La Ville doit arrêter ça et réparer les dégâts qu’ils ont causés.

Peter Nicol, un habitant qui dénonce les pelouses synthétiques

Accompagné par Janet Brown, une autre habitante également préoccupée par les effets nocifs du plomb sur la santé, Peter Nicol a voulu sensibiliser la Ville aux dégâts causés à l’environnement par ces granulés.

Par temps venteux ou pluvieux, le plomb contenu dans les granulats noirs termine sa course dans les océans les plus proches, polluant ainsi les fonds marins.

« Cela me rend malade de voir ça, car on fait tout ce qu’on peut pour sauver l’environnement, et on est témoins de cette situation, c’est vraiment inacceptable », déplore Janet Brown.

Les habitants ont rencontré des membres de la Commission des parcs de Vancouver afin de constater les dangers des terrains en gazon synthétique, mais aussi de discuter de mesures correctives immédiates. Le commissaire John Irwin s’est dit surpris de cette découverte et pense qu’il est grand temps d’agir.

Deux hommes et une femme se tiennent devant un terrain de jeu.

De g. à d. Janet Brown, le commissaire à la Commission des parcs, John Irwin, et Peter Nicol.

Photo : Radio-Canada / Helene Bardeau

Je dois admettre mon ignorance à propos de cette situation et je pense qu’il faut vérifier chacun de nos terrains.

John Irwin, commissaire à la Commission des parcs

Contactée par Radio-Canada, la Commission des Parcs a répondu : « Les systèmes de drainage de nos terrains en gazon synthétique sont conçus pour capter et éliminer le matériau de remplissage et les autres matériaux du ruissellement avant que ceux-ci ne quittent le site. » Toutes les substances collectées, dit l'organisme, sont éliminées de manière appropriée.

Dans son courriel, la Commission recommande également aux personnes qui se rendent sur les terrains en pelouse synthétique de se laver les mains et d’essuyer leurs chaussures.

La Ville a interdit l'utilisation de ce matériau depuis 2016. Depuis le 1er janvier 2018, la Ville a remis plusieurs ordres de se plier au règlement relatif à l’installation de gazon artificiel. Le non-respect de cette réglementation est normalement suivi d’une amende.

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