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Québec met sur pied un Fonds d'investissement agricole

Le ministre André Lamontagne prend la parole, aux côtés du premier ministre François Legault, avec en arrière-plan de l'équipement agricole.

Le premier ministre François Legault et le ministre André Lamontagne ont confirmé l'octroi de 250 millions d'ici 2025 à des entreprises du secteur agricole et agroalimentaire.

Photo : Radio-Canada

Sophie-Hélène Lebeuf

Le gouvernement de François Legault consacrera 250 millions sur cinq ans à un fonds destiné à aider les entreprises agricoles et agroalimentaires à accroître leur productivité.

Le premier ministre était dans sa circonscription de L'Assomption, jeudi, pour confirmer l'allocation de ces sommes, déjà prévues dans le budget déposé en mars dernier.

Le fonds vise à appuyer les initiatives privées pour porter les investissements dans le secteur agricole au Québec à 1,2 milliard de dollars d'ici cinq ans. Le gouvernement prévoit ainsi appuyer au total près de 3300 projets.

« L'objectif, si l'on veut être capable d'améliorer nos exportations, de réduire nos importations, de créer de la richesse, ça veut dire – oui, osons le dire – améliorer les profits des producteurs agricoles. [Pour cela,] il faut augmenter la productivité. Et pour augmenter la productivité, ça veut dire investir dans des équipements », a déclaré M. Legault, qui était pour l'occasion à la Ferme Joseph Goulet et fils, un producteur laitier.

À ses côtés, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, André Lamontagne, a précisé que le Fonds viendrait, d'une part, « bonifier » le Plan de soutien aux investissements en agriculture visant le bien-être animal et l'efficacité énergétique (PSI) ainsi que l'initiative ministérielle Productivité végétale et, d'autre part, améliorer les programmes de la Financière agricole du Québec.

Dès sa première année de mise en œuvre, le Fonds d'investissement agricole devrait permettre de traiter jusqu'à 1900 dossiers, dont des centaines toujours en attente d'analyse : 650 dans le cas du PSI et 775 dans celui du programme Productivité végétale. 

Québec pourrait bonifier le montant octroyé

« Le premier message que je veux vous lancer, c’est : “Si vous avez des projets, venez nous voir!” », a glissé le premier ministre à l'endroit des agriculteurs, disant même espérer que la somme prévue de 250 millions serait « dépassée rapidement ».

« Je suis content d'entendre – et je suis certain que plusieurs d'entre vous l'ont enregistré – que si ce n'est pas assez, on va aller cogner à la porte du premier ministre et on va en avoir d'autres! », a ensuite blagué le ministre Lamontagne.

Reprenant un de ses thèmes de prédilection, François Legault a insisté sur la nécessaire création de la richesse et martelé que le Québec devait rattraper son retard par rapport à l'Ontario, le reste du Canada et les États-Unis.

ll faut tenir compte du fait que les États-Unis, la France – à peu près tous les les marchés – sont très protectionnistes. Nous aussi, il faut aider et accompagner nos producteurs.

François Legault, premier ministre du Québec

« Les autres pays, à commencer par les États-Unis, aident de toutes sortes de façons leur agriculture. On ne peut pas ignorer ça et être naïfs et dire : “Nous autres, on va être plus blancs que blancs et on n'aidera personne, et on va laisser jouer les lois du marché”. Un moment donné, il faut aussi faire notre part », a-t-il soutenu.

Selon les chiffres gouvernementaux, le PIB de l'industrie agricole s'établissait en 2018 à 4,1 milliards de dollars, et les investissements dans ce secteur atteignaient 807 millions de dollars.

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