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L'audience d'extradition de Meng Wanzhou prévue pour janvier 2020

Une femme en robe entre dans une voiture noire.

Meng Wanzhou quittant sa résidence pour se rendre au palais de justice du centre-ville de Vancouver, mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Un juge de la Colombie-Britannique a décidé, jeudi, que l'audience d'extradition de la directrice financière de l'entreprise chinoise Huawei se tiendrait dans la semaine du 20 janvier 2020.

Les avocats de Meng Wanzhou et l'avocat de la Couronne s'étaient présentés devant la Cour suprême de la province pour préparer la suite de la procédure concernant la demande d'extradition des États-Unis.

Les avocats de la défense ont suggéré qu'au plus tôt le 20 janvier, la Couronne puisse présenter ses arguments en faveur de l'extradition et qu'ils puissent y répondre. En parallèle, la défense prévoit de démontrer que les faits reprochés à Meng Wanzhou ne sont pas un crime au Canada et qu'elle ne peut donc pas être extradée.

Selon l'un des avocats de Mme Meng, David Martin, il s'agit de l'échéancier le plus serré qui puisse être respecté. Il a expliqué que ce calendrier pourrait permettre la conclusion de ce dossier en deux ans, un record pour un cas aussi complexe.

Le juge a déclaré que le calendrier présenté par la défense était raisonnable et réalisable .

Dans un communiqué publié peu après l'audience, Huawei Canada a indiqué que, selon la loi canadienne, une personne ne peut être extradée vers un autre pays pour des actions qui ne représentent pas un crime au Canada.

Par ailleurs, l'entreprise de télécommunications estime que les preuves présentées par les États-Unis sont insuffisantes et que la demande d'extradition est basée sur des considérations politiques et financières.

La Couronne conteste la proposition de la défense de séparer l'audience d'extradition de l'audience destinée à évaluer si les faits reprochés à Meng Wanzhou sont un crime au Canada.

La femme d’affaires de 47 ans, fille du fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, est accusée par la justice américaine d’avoir menti à des banques dans le but de violer les sanctions contre l’Iran.

Elle a été arrêtée à l'aéroport de Vancouver le 1er décembre 2018.

Avec les informations de Jason Proctor et la Presse canadienne

Politique internationale

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