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Pénurie d'infirmières : les universités du N.-B. peinent à répondre à la demande

Des infirmières passent dans un couloir d'un hôpital.

La pénurie d'infirmière se fait de plus en plus sentir dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Patrick Lacelle

Moins de 2165 infirmières travaillent au Réseau de santé Vitalité, au Nouveau-Brunswick. C’est déjà 11 de moins qu’en 2018. D’ici 2022, 176 infirmières pourraient prendre leur retraite dans le Réseau. Anatomie d’une pénurie de main-d’œuvre, en chiffres.

Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick compte 6900 membres. Selon l’organisation, près de 200 postes sont vacants dans le réseau Vitalité et un peu plus de 175 dans le réseau Horizon.

Il y aurait donc actuellement 375 postes d’infirmières à pourvoir dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick. Or, le nombre de diplômés à sortir des programmes de sciences infirmières des deux principales universités de la province est à la baisse depuis plusieurs années.

En 2010, l’Université du Nouveau-Brunswick a formé 216 infirmières et l’Université de Moncton, 123. Il s’agit d’un total de 339. En 2018, elles sont 224 étudiantes à avoir obtenu leur diplôme de l’une ou l’autre des deux universités, une diminution de 115 diplômées.

En somme, le nombre de diplômées en sciences infirmières a diminué de près de 34 % au Nouveau-Brunswick.

Afin de pallier ses besoins de main-d’œuvre, le réseau Horizon compte embaucher 320 infirmières par année au cours des 5 prochaines années et le réseau Vitalité cible 200 infirmières par année.

Nous maintenons l’objectif d’embauche de 200 infirmières par années, pour les 5 prochaines années , a avancé par courriel Thomas Lizotte, porte-parole du réseau Vitalité.

La compétition entre les provinces pour le recrutement des infirmières est par ailleurs féroce, d’après le Syndicat.

Les autres provinces sont en train de recruter et elles offrent des primes, de l’argent à nos nouvelles diplômées, mais aussi à nos infirmières d’expérience, pour aller travailler dans leurs provinces , a précisé Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick.

Au Nouveau-Brunswick on n’offre pas ce genre de primes, selon Mme Richard. La province tente de recruter à l’international, mais il faudrait faire plus, selon la vice-présidente.

On ne peut pas mettre tous nos œufs dans le même panier , a lancé la syndicaliste.

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