•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De nouvelles accusations déposées contre le père de la fillette de Granby

Des peluches.

L'enfant de 7 ans aurait subi de mauvais traitements. Elle était connue de la Direction de la protection de la jeunesse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux nouveaux chefs d'accusation ont été déposés contre le père de la fillette de Granby morte dans des circonstances tragiques à la fin du mois d'avril. L'homme de 30 ans est accusé d'avoir abandonné sa fille et d'avoir omis de fournir les choses nécessaires à son existence, ce qui aurait mis sa vie en danger.

Le père de la fillette était de retour en cour jeudi matin, au palais de justice de Granby, pour son enquête sur remise en liberté, lui qui est déjà accusé de séquestration. Il souhaite être libéré pendant les procédures judiciaires.

Le procureur de la Couronne, Me Claude Robitaille, s’est objecté à la remise en liberté de l’accusé, invoquant notamment la bonne administration de la justice et la nécessité de ne pas miner la confiance du public envers la justice, qui sont deux des critères évalués dans les cas de demande de remise en liberté.

Le juge Serge Champoux rendra sa décision lundi, dans ce dossier.

Nouvelles accusations :

  1. A omis de fournir les choses nécessaires à l'existence de sa fille.
  2. A abandonné ou exposé une enfant de moins de 10 ans de manière à ce que la vie de cette enfant soit mise en danger ou susceptible de l'être.

Jeudi matin, un enquêteur de la Sûreté du Québec a été appelé à témoigner sur l’état du domicile familial à l’arrivée des policiers. Il a également décrit l'état de santé de la fillette. Une ordonnance de non-publication empêche la divulgation de ces éléments de preuve au cas où un procès devait avoir lieu.

La belle-mère de l'enfant, accusée de séquestration et de voies de fait graves dans cette affaire, est aussi présente en cour. Toutefois, son enquête sur remise en liberté a été reportée au 21 juin prochain.

Des mesures de sécurité spéciales

Comme un interdit de contact entre les deux accusés a été ordonné, des mesures sont prises pour assurer son respect. Trois agents des services correctionnels sont présents dans la salle d'audience pour veiller à ce que les deux individus ne se parlent pas.

Le banc des accusés d'une salle d'audience du palais de justice de Granby.

Un constable spécial prendra place au banc des accusés pour s’assurer que l’interdit de contact entre le père et la belle-mère soit respecté.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

Plusieurs membres de la famille de la fillette, dont sa mère biologique, assistent à la comparution. Souvent perturbée par les propos tenus, cette dernière a dû sortir à plusieurs reprises de la salle de cour.

L'enfant de 7 ans aurait subi de mauvais traitements. Elle était connue de la Direction de la protection de la jeunesse. Une ordonnance du juge interdit de dévoiler toute information permettant d'identifier l'enfant et les témoins.

Avec les informations de La Presse canadienne

Estrie

Procès et poursuites