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Courir en groupe pour aller plus loin

Une femme court avec des écouteurs dans ses oreilles.

Courir en groupe peut améliorer la situation des personnes qui se remettent à l’exercice après une période d’inactivité, explique un expert en kinésiologie.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Eva Uguen-Csenge

Courir est souvent une activité physique solitaire. En cette Journée mondiale de la course à pied, des experts et des coureurs soulignent toutefois l'existence de nombreux avantages à courir en groupe.

« Quand j’ai commencé à courir, je courais seul », raconte Justin Benzo, un entraîneur de course à Vancouver. « Ce n’est que quand j’ai adhéré à mon club de course à pied que j’ai réalisé à quel point il était amusant et stimulant de courir en groupe. »

Selon M. Benzo, être en groupe encourage chaque coureur à améliorer sa performance. « Les autres s’attendent à ce qu'on soit investi dans sa course. »

Selon lui, depuis qu’il a trouvé une communauté « fantastique » de coureurs à Vancouver, c'est en partie celle-ci qui le motive à continuer.

Une expérience commune

Son cas ne serait pas unique, selon le professeur adjoint Ahmed Jérôme Romain, de l’École de kinésiologie et des sciences de l'activité physique de l’Université de Montréal.

« Une des barrières [à l’activité physique] c’est la difficulté à avoir du support social, explique-t-il. Les gens se sentent trop seuls pour aller faire de l'activité physique ou ne se sentent pas suffisamment compétents. »

Pour M. Romain, le fait de se retrouver en groupe, avec des personnes qui nous ressemblent, rend la pratique d'une activité physique plus facile.

Courir en groupe peut aussi améliorer ce que ressentent les personnes qui se remettent à l’exercice après une période d’inactivité.

« Le plaisir que les gens ont lors de la première séance où ils se sont remis à faire de l'activité physique prédit leur niveau d’activité physique 6 et 12 mois plus tard », explique M. Romain.

Si une personne se pousse à l’extrême au point de se blesser ou d'éprouver un malaise extrême, elle risque de moins s'entraîner ou de cesser l'entraînement. M. Romain recommande donc un départ modéré.

Cherchez le plaisir. Faites ce dont vous avez envie. Ne cherchez pas à vous faire mal. Avec le temps, vous allez pouvoir aller de plus en plus vite.

Ahmed Jérôme Romain, professeur adjoint à l’École de kinésiologie et des sciences de l'activité physique de l’Université de Montréal

Pour se motiver, M. Benzo pense que le cadre peut aussi avoir un effet. « Je crois qu’il est difficile de ne pas courir à Vancouver. »

Avec des informations d’Alexandre Milette-Gagnon

Colombie-Britannique et Yukon

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