•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie d'infirmières : quand les autres provinces recrutent au Nouveau-Brunswick

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

Du personnel du réseau de la santé dans un hôpital.

Photo : iStock / Photographerlondon

Jessica Savoie

Des infirmières épuisées et surchargées de travail, des diplômées qui quittent la province à la recherche de meilleures conditions de travail et deux réseaux de santé à bout de souffle. Le Nouveau-Brunswick subit de plein fouet une grave pénurie d'infirmières.

La pénurie qui sévit actuellement est au coeur des discussions dans les quatre coins de la province. Elle est ressentie par les patients comme par les membres du personnel des différents centres hospitaliers touchés.

Au Nouveau-Brunswick, les deux réseaux de santé cherchent désespérément une solution au manque d’infirmières dans leurs différents services.

Les conditions de travail difficiles dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick poussent certaines infirmières à lorgner du côté des provinces voisines.

Les autres provinces sont en train de recruter et elles offrent des primes, de l’argent à nos nouvelles graduées, mais aussi à nos infirmières d’expériences, pour aller travailler dans leurs provinces , signale Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières du Nouveau-Brunswick.

Maria Richard en entrevue

Améliorer le recrutement d'infirmières est une chose, mais il faut aussi bien s'occuper des infirmières actuelles, affirme Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Elle dénonce le fait que le gouvernement fait des efforts de recrutement d’infirmières à l’international alors que la province perd des employés qualifiés existants, qui acceptent des emplois ailleurs.

Elle croit que la province doit rivaliser avec les autres sur le plan du recrutement.

Au Nouveau-Brunswick, on ne parle pas de primes, ils disent oui on a besoin de recruter, on recrute au niveau international, mais on ne peut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier , dit Maria Richard.

La présidente sortante de l’Association des infirmières du Nouveau-Brunswick, Karen Frenette, croit pour sa part que le recrutement de personnel qualifié d’autres pays pourrait faire partie de la solution.

On travaille présentement sur les infirmières de l’international dit-elle. On embauche avec le gouvernement une nouvelle personne juste pour mettre ces personnes de l’international dans la pratique le plus vite possible.

L'inquiétude monte chez les Néo-Brunswickois

Au total, il faudra embaucher près de 350 infirmières par année pour les cinq prochaines années, uniquement au réseau de santé Horizon, simplement pour répondre aux besoins actuels.

La population ressent la pénurie de professionnels de la santé et commence à être très préoccupée par cette situation.

Roseline Roy, 75 ans, s'estime chanceuse d’être en bonne santé pour son âge.

Toutefois, elle avoue s'inquiéter de la pénurie.

Une dame assise sur un divan donne une entrevue à la caméra.

Roseline Roy est inquiète de la pénurie d'infirmières.

Photo : Radio-Canada

C'est inquiétant parce qu'on sait qu'à un moment donné, nous autres, les personnes âgées, on va être obligées d'aller dans les hôpitaux et il va falloir avoir quelqu'un pour nous soigner dit-elle.

Avec les différentes unités qui ont été forcées de fermer leurs portes ces derniers mois, plusieurs patients sentent qu’ils ont été laissés à eux-mêmes.

J'ai une nièce qui a accouché en janvier, elle a été obligée de descendre à Miramichi et c'est inquiétant pour elle parce que la température n’était pas trop belle, ajoute Mme Roy.

Elle n’est pas la seule à sentir l’inquiétude monter face à la situation.

Je trouve ça très inquiétant parce qu’on a tous quelqu'un dans la famille, une maman, un frère, un fils qui peut tomber malade, déclare de son côté tour Delia Belleri.

Avec les informations de Camille Bourdeau et François Vigneault.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Soins et traitements