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Tchernobyl, un « après-Game of Thrones » payant pour HBO

Trois personnes, dans les décombres d'une explosion nucléaire, avec un masque à gaz.

L’équipe de production a fait détruire un bâtiment gigantesque en Lituanie pour recréer les décombres du réacteur numéro 4, qui a explosé en pleine nuit lors d'un test de sécurité en avril 1986.

Photo : HBO

Radio-Canada

Sa série à succès Le trône de fer (Game of Thrones) n'était pas encore terminée que la chaîne HBO lançait la minisérie événement Tchernobyl (Chernobyl), inspirée par la catastrophe nucléaire survenue en 1986 dans cette ville de l'Ukraine, appartenant alors à l'URSS. Résultat : depuis la diffusion du dernier épisode, le succès populaire et critique de la production est sur toutes les lèvres.

Si plusieurs documentaires, films ou séries ont déjà tenté de mettre en images la tragédie qui a laissé de profondes marques – physiques ou psychologiques – sur l’Ukraine, la minisérie produite par HBO, composée de cinq épisodes, n’a pas son pareil.

L’engouement pour la série prouve que les moyens titanesques pris par la production en valaient la peine. L’équipe a d’ailleurs fait détruire un bâtiment gigantesque en Lituanie pour recréer les décombres du réacteur numéro 4, qui a explosé en pleine nuit lors d'un test de sécurité en avril 1986.

Des portions du récit ont aussi été tournées à la centrale lituanienne d'Ignalina, fermée en 2009 et équipée des mêmes réacteurs que celle de Tchernobyl.

Cette histoire demande une certaine forme de respect, a expliqué Craig Mazin, créateur de cette minisérie, lors d'une table ronde organisée au Festival du film de Tribeca.Et toute cette attention portée aux détails était dans cet esprit-là, insiste-t-il, car il s'agissait de « raconter l'histoire d'une autre culture ».

D’une part, la série vient de détrôner Le trône de fer au titre de la série la mieux notée de l’histoire du site IMDB, une plateforme de votes pour les séries télé ou les films dont la crédibilité n’est plus à faire.

D’autre part, la critique se range du côté des téléspectateurs. Les cotes d'écoute n’ont d'ailleurs pas cessé de croître depuis la diffusion du premier épisode, et ce, malgré un créneau horaire qui ne correspond pas à l’heure de grande écoute normalement privilégiée aux États-Unis. Le New York Times lui a d’ailleurs consacré un essai critique et scientifique dans son édition de dimanche dernier.

Comment expliquer ce succès?

L’approche documentaire intégrée à la fiction, le scénario, les dialogues, la distribution ou la direction de la photographie contribuent tous à traiter de cette catastrophe historique avec « acuité », selon le journal Le Parisien et l'AFP.

Le format, qui privilégie un découpage de l’histoire sur cinq épisodes d’une heure, plutôt que sur plusieurs saisons étirées, ne demande pas un investissement de temps majeur pour le téléspectateur, à l’inverse du Trône de fer.

La série est aussi arrivée dans un moment charnière, à l’heure où les enjeux de société comme l’environnement ont pris une place considérable.

Le premier épisode de Tchernobyl sera diffusé en version française sur la chaîne Super Écran ce jeudi à 22 h 05 et sera disponible sur demande dès vendredi.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Le Parisien

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