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Hommage au français en pièces mobiles

Installation composée de tubes de plastique, d’acier inoxydable, de tissus et de pièces de vélo.

Pioneer Spirit, à Coquitlam, une oeuvre de Douglas R. Taylor

Photo : Radio-Canada

Anaïs Elboujdaïni

Lorsque le vent se lève, l'installation de tubes de plastique, d'acier inoxydable, de tissus et de pièces de vélo - dont une jante métallique - s'emballe. Cette sculpture nommée « Pioneer Spirit » célèbre le 100e anniversaire de la présence francophone à Maillardville, le quartier historiquement francophone de Coquitlam, en Colombie-Britannique.

En 2010, la Société francophone de Maillardville choisit l’artiste Douglas R. Taylor pour créer une oeuvre commémorant les pionniers francophones, un défi qu’il accepte avec plaisir. Celui-ci invoque un ancêtre toulousain lointain pour expliquer son lien avec la francophonie.

Douglas R. Taylor saisit l’occasion pour construire une pièce dont le titre a une double signification : Pioneer Spirit (« Esprit de pionnier »), d’une part pour lever son chapeau à la francophonie centenaire du quartier, et, d’autre part, pour que les spectateurs comprennent l’aspect innovateur de sa sculpture. Celle-ci efface son empreinte écologique en générant d’elle-même l’énergie dont elle a besoin pour s’illuminer.

Installation composée de tubes de plastique, d’acier inoxydable, de tissus et de pièces de vélo.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

«  Pioneer Spirit », à Coquitlam, une oeuvre de Douglas R. Taylor en 2010.

Photo : Radio-Canada

La destruction environnementale est une préoccupation pour Douglas R. Taylor, ce qui le pousse à intégrer à ses sculptures mobiles des éléments de la nature comme le vent et l’eau. L’environnement sonore est également primordial dans ses oeuvres. L’installation Pioneer Spirit n’y échappe pas. Lorsque elle est en action, sous un dôme, le morceau choral Ils rêvent d’un village joue en boucle. Des extraits d’entrevues réalisées dans les années 1960 avec des pionniers de Maillardville, alors âgés de 80 ans, sont aussi audibles. Leurs histoires étaient jolies et intéressantes , raconte l’artiste originaire de Chilliwack. Il souligne l’histoire d’un homme qui, en route vers New Westminster pour s’acheter des chaussures, s’est retrouvé nez à nez avec un grizzli.

Malheureusement, l’artiste est déçu de l’emplacement de son oeuvre, qui se trouve à l’angle de l’avenue Brunette et de King Edward. Il aurait préféré que l’installation audio se retrouve au coeur du parc Mackin plutôt qu'à une intersection bruyante. Il s’agit d’un exemple d’art public qui s’intègre maladroitement à son environnement, selon lui. Un défi constant pour les artistes qui doivent veiller au respect de leur vision artistique tout en acceptant les contraintes des municipalités.

En termes de défis, Pioneer Spirit a vécu son lot d’aventures. La semaine suivant son installation, tous ses fils électriques ont été volés.

D’ailleurs, depuis 2010, la ville de Coquitlam a déboursé 17 357,85 $ en frais de réparation et d’inspection. Ces coûts incluent le remplacement des dômes audio et des voiles. Comme il s’agit d’une oeuvre complexe avec plusieurs sections mobiles, les coûts de réparation sont jugés atypiques , explique une porte-parole de la Municipalité de Coquitlam.

Regardez la capsule vidéo sur l'oeuvre « Pioneer Spirit » de Douglas R. Taylor

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