•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un quatrième et dernier film pour Histoire de jouets

Le shérif Woody est sur le plancher d'une chambre d'enfants aux côtés de Fourchette, le nouveau jouet bricolé.

Une scène tirée de la bande-annonce d'Histoire de jouets 4

Photo : Youtube / Disney

Agence France-Presse

Les studios Pixar pensaient avoir tourné la page d'Histoire de jouets (Toy Story) en bouclant la trilogie en 2010. Comme cela arrive parfois aux enfants qui ne veulent pas grandir, ils ont ressorti les vieux jouets du placard pour leur redonner une nouvelle vie dans un quatrième et dernier épisode.

Woody le cowboy, Buzz l'éclair et leurs amis qui ont fait la célébrité de Pixar ont bien failli rester sous une épaisse couche de poussière. Mais certains animateurs du studio n'ont pu s'empêcher de se demander : Quelle est la suite pour Woody?, a expliqué à l'Agence France-Presse Josh Cooley, réalisateur du quatrième opus, lors d'une visite de l'équipe au siège californien de Pixar à Emeryville, juste à côté de San Francisco.

Neuf ans plus tard, Histoire de jouets 4 reprend l'histoire là où le troisième épisode l'avait laissée : Andy, le petit garçon dont Woody a été le favori durant des années, lègue tous ses jouets à une petite fille, Bonnie, avant de partir à l'université.

La réponse à la fameuse question était là : Woody se retrouve dans une chambre différente, avec un autre enfant, des jouets différents, etc. Il n'a jamais vécu ça avant, et nous avons senti que c'était le début d'une nouvelle histoire [...] digne de Toy Story, a mentionné Josh Cooley.

Un succès indéniable depuis 25 ans

Ainsi est né le dernier film d'une série entamée en 1995 par Pixar, un studio sur lequel bien peu de gens misaient à l'époque, bien avant qu'il ne soit racheté par le géant Disney en 2006 à coups de milliards de dollars.

Même s'il s'agissait d'un film dont les héros étaient des jouets, les grands fabricants comme Mattel ou Hasbro avaient à l'origine refusé que leurs produits, comme les célèbres poupées Barbie ou GI Joe, figurent dans le dessin animé.

La saga est pourtant allée de succès en succès, et son quatrième épisode, qui sortira le 20 juin sur les écrans, ne devrait pas faire exception.

Le créateur d'Histoire de jouets, John Lasseter, n'aura pas eu l'occasion de dire au revoir à ses fameux personnages. Empêtré dans de multiples accusations de harcèlement sexuel, celui qui a fait de Pixar une marque connue dans le monde entier a dû quitter l'an dernier ses fonctions de directeur artistique de Disney Animation.

Mais il y a encore l'ADN et l'amour des jouets et des personnages qu'il a insufflé, a assuré le producteur d'Histoire de jouets 4, Jonas Rivera. L'univers a tout de même bien évolué depuis 2010. Les deuxième et troisième générations de cinéastes au sein de Pixar ont repris le flambeau et se le sont un peu approprié, a-t-il ajouté.

Des jouets féministes

On ne change pas une équipe qui gagne, et la petite Bergère reprend donc du service dans un rôle-clé, cette fois dans une version bien plus féministe. La poupée de porcelaine amoureuse de Woody n'a pas d'enfant, mais s'en moque. Et lorsqu'elle est mise au rebut après avoir été ébréchée, elle saisit sa liberté à bras-le-corps pour piloter une voiture électrique et manier sa crosse de bergère avec une agilité digne de Mulan.

Becki Tower, qui a travaillé sur l'animation de ce personnage, est ravie d'avoir pu lui donner cette tournure moderne. Mais elle a affirmé que si la Bergère apparaît désormais comme une femme forte, innovante et audacieuse, il ne s'agit pas d'une réaction au mouvement #MoiAussi ou d'aller dans le sens du public.

C'est aujourd'hui un sujet d'actualité, mais ce n'est pas pour ça que nous l'avons fait. Nous voulions juste raconter une super histoire, a insisté Becki Tower.

Cinéma

Arts