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Autisme : la liste d’attente s’allonge pour les enfants d’âge préscolaire

Petite fille rousse tenant une fleur dans sa main.

En Nouvelle-Écosse, la liste d’attente pour un programme pour enfants autistes d’âge préscolaire s’est allongée depuis l’automne.

Photo : Getty Images / Serhii Sobolevskyi

Radio-Canada

Malgré l'embauche de plus de travailleurs spécialisés en traitement de l'autisme, la liste d'attente pour un programme gouvernemental consacré aux enfants autistes d'âge préscolaire s'allonge en Nouvelle-Écosse. La province annonçait mercredi le lancement d'un nouveau programme pilote.

Lancé en 2005, le programme d'intervention comportementale intensif, appelé programme EIBI (pour Early Intensive Behavioural Intervention), doit prendre en charge 180 enfants autistes par année, pour une durée de six mois.

Il y avait 222 enfants admissibles sur la liste d’attente en mai 2019, d’après la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse. Ce nombre est à la hausse, puisque la liste d’attente comptait 175 noms en septembre dernier.

Cynthia Carroll, la directrice de l’organisme Autisme Nouvelle-Écosse, dit que c’est la plus longue liste d’attente qu’elle ait vue à ce jour.

Pour plusieurs parents, cela signifie que leur enfant ne profitera jamais du programme, puisque l’âge maximal pour le suivre est de 6 ans, et qu’il est possible qu’aucune place ne se libère avant qu’il n’entre à l’école.

Je sais qu’il y a eu des cas où cela s’est produit, dit Cynthia Carroll.

Cynthia Carroll

Cynthia Carroll, directrice générale d'Autisme Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / CBC

D’ailleurs, selon la Régie de la santé, plus de 80 familles ont décidé l’an dernier de retarder d’un an l’entrée à l’école de leur enfant autiste, afin de lui donner une chance supplémentaire d’être admis dans le programme.

Pour pallier le problème, la province donne priorité aux enfants d’âge préscolaire les plus âgés.

La thérapie intensive d’une durée de six mois met l’accent sur le développement de la communication sociale. L’enfant est pris en charge par du personnel de soins directs et un orthophoniste, le tout encadré par un superviseur clinique.

Heather Osborne-Vincent, gestionnaire des services de rééducation à l’Hôpital IWK d’Halifax, dit que le nombre d’enfants sur la liste d’attente varie beaucoup. Elle s’attend à ce qu’il diminue dans les prochains mois. Elle observe qu’entre juin et octobre l’an dernier, environ 70 enfants ont été admis dans le programme, alors que des plus vieux le complétaient et faisaient leur entrée à l’école, réduisant ainsi le nombre de noms sur la liste.

Investissement de 2 M$ dans un nouveau programme pilote

Mercredi à Halifax, en présence de représentants d’Autisme Nouvelle-Écosse, le ministère provincial de la Santé a annoncé un investissement de deux millions de dollars dans un programme de développement par le jeu pour les enfants d’âge préscolaire atteints du trouble du spectre de l'autisme et leurs parents.

Inspiré d’un modèle développé en Ontario par des organismes dédiés aux troubles du spectre de l’autisme, le programme aidera les parents à améliorer les capacités à communiquer et à favoriser la socialisation de leur enfant autiste par des méthodes centrées sur le jeu, et ce, avant leur entrée à l’école.

Le programme pilote, baptisé QuickStart, se fera en partenariat avec la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, les centres de l’ouïe et de la parole, les services provinciaux d'intervention auprès de la petite enfance et l’Hôpital pour enfants IWK d’Halifax.

Pour la première année, 35 enfants âgés de 12 à 36 mois bénéficieront de ce programme. Il sera ensuite offert à 50 enfants par an dans les trois années suivantes.

Pénurie de main-d’oeuvre : moins de postes vacants

La pénurie de travailleurs a jusqu’ici été l’une des grandes raisons des délais observés. Il y a eu du progrès depuis, et la Régie provinciale de la santé indique que plusieurs postes vacants ont été pourvus ces derniers mois. En mars 2019, il y avait 6,7 postes équivalents temps plein qui étaient vacants, comparativement à 10,2 en novembre 2018.

À l’Hôpital IWK, Heather Osborne-Vincent explique que l’augmentation des diagnostics du trouble du spectre de l’autisme est un autre facteur qui exerce une pression sur le système.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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