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Plus de 130 femmes et filles autochtones ont été assassinées depuis le début de l'enquête nationale

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Des photos de plusieurs femmes sur un fond noir.

Portraits de femmes issus de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis le début de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), le 1er septembre 2016, il y a eu plus de 130 cas de femmes et de filles autochtones, soit assassinées, soit mortes dans des circonstances considérées comme suspectes.

Les données ont été compilées par la chercheuse du groupe Families of Sisters in Spirit, Kristen Gilchrist-Salles. Elle inclut dans ses statistiques les homicides, les morts suspectes et les décès de personnes qui étaient sous la garde de la police ou dans le système de protection de l’enfance.

Mme Gilchrist-Salles dit que le nombre de cas de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées montre que la violence persiste, malgré la tenue de l'Enquête.

« Les choses ne semblent pas vouloir ralentir, dit-elle. Les choses ne s'améliorent pas malgré ces campagnes de sensibilisation. »

Le rapport final de l’ENFFADA concluait que les femmes et les filles autochtones assassinées et disparues étaient les victimes d'un génocide.

Le rapport remettait en doute les chiffres publiés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en 2014, qui déterminaient qu'il y avait eu 1017 homicides et 164 disparitions de femmes et de filles autochtones entre 1980 et 2012.

Les chiffres de la GRC sont basés sur l'Enquête sur les homicides du Centre canadien de la statistique juridique, le Centre d'information de la police canadienne et les dossiers de la GRC.

Les commissaires de l'enquête nationale croient que les chiffres du rapport de 2014 de la GRC « sous-estiment probablement les véritables chiffres ».

Une autre base de données

Selon l’Institut Sovereign Bodies, un organisme à but non lucratif de Californie, il y a 1724 cas confirmés de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées qui remontent aux années 1900 au Canada. Plus de 75 % des cas ont été enregistrés après 1980, et leur nombre augmente constamment.

La directrice de l'Institut, Annita Lucchesi, explique qu'il est plus facile d’obtenir les dossiers récemment.

L'Institut a enregistré 359 cas entre 2015 et 2019, dont 167 homicides, morts en détention et morts suspectes. Dix-neuf cas sont survenus depuis le début de l’année.

Entre 2015 et 2019, 192 cas de personnes disparues, dont 16 depuis le début de l'année, ont été dénombrés.

Selon Sovereign Bodies, l'Alberta comptait le plus grand nombre de cas de femmes et de filles autochtones assassinées et disparues entre 2015 et 2019, soit 93. Il y avait 65 cas en Ontario, 61, en Saskatchewan, 56, au Manitoba, et 38, en Colombie-Britannique.

« Je n'ai constaté aucune diminution de la violence », conclut Annita Lucchesi.

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