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YouTube défend un créateur aux propos racistes et homophobes

Une capture d'écran d'une vidéo dans laquelle on voit Steven Crowder en train de parler à la caméra. Il est assis à un bureau sur lequel sont déposés une tablette électronique, une tasse, des pipes, un microphone et un pistolet.

Steven Crowder est suivi par 3,8 millions de personnes sur YouTube.

Photo : StevenCrowder / YouTube

Radio-Canada

YouTube se trouve au cœur d'une controverse après avoir défendu un commentateur ayant harcelé à répétition un journaliste américain.

Carlos Maza, un journaliste pour le site d’actualités Vox, accuse le youtubeur Steven Crowder de mener une campagne de harcèlement à son endroit.

Il appuie cette déclaration sur de nombreux extraits vidéo dans lesquels on peut entendre Steven Crowder lui lancer des insultes racistes et homophobes, le traitant tour à tour de « Mexicain gai », de « queer zozoteur » et de « lutin athée gai de Vox ».

M. Crowder, qui anime une émission de discussion politique de droite sur YouTube, est suivi par 3,8 millions de personnes. Une partie de ses abonnés participerait selon M. Maza à la campagne de harcèlement en lui envoyant des messages sur Instagram et Twitter ou par texto à son numéro de téléphone personnel. Il affirme avoir même déjà reçu un appel de quelqu’un pour l’insulter.

« Ça fait des années que ça dure, et j’ai essayé de signaler cette merde à de nombreuses occasions, écrit Carlos Maza dans une publication sur Twitter. Mais YouTube ne va jamais vraiment imposer ses politiques, parce que Crowder a 3 millions d’abonnés sur YouTube et que si [YouTube] imposait ses politiques, [la plateforme] se ferait accuser d’avoir un biais anti-conservateur. »

YouTube refuse d’agir

Mercredi, YouTube a indiqué avoir examiné en profondeur les vidéos de Steven Crowder qui lui avaient été signalées. « Bien que nous ayons trouvé du langage qui était clairement blessant, les vidéos telles que publiées n’enfreignent pas nos politiques », explique l’entreprise sur Twitter (Nouvelle fenêtre).

« En tant que plateforme ouverte, il est crucial pour nous de permettre à quiconque – des créateurs aux journalistes en passant par les animateurs d’émissions de fin de soirée à la télévision – d’exprimer leurs opinions en respectant nos politiques. Les opinions peuvent parfois être profondément blessantes, mais tant qu’elles n’enfreignent pas nos politiques, elles resteront sur notre site. »

« Ça va empirer »

Les règles de YouTube concernant le harcèlement et la cyberintimidation (Nouvelle fenêtre) interdisent pourtant explicitement de publier du « contenu composé de vidéos ou de commentaires personnels blessants et négatifs sur une tierce personne ». Les règles sur l’incitation à la haine (Nouvelle fenêtre) sont aussi très claires au sujet de l’interdiction d’utiliser l’origine ethnique ou l’orientation sexuelle d’un individu pour inciter à la violence ou à la haine contre lui.

YouTube a expliqué à Gizmodo (Nouvelle fenêtre) que d’après son analyse, « l’objectif principal de ces vidéos n’était pas de harceler ou de menacer, mais plutôt de répondre à l’opinion [de Carlos Maza] ». Selon l’entreprise, une vidéo doit principalement chercher à causer du tort pour être retirée.

Carlos Maza s’est désolé de la réponse de YouTube, qu’il juge inappropriée. « Ça va tellement empirer maintenant, a-t-il écrit sur Twitter (Nouvelle fenêtre). YouTube a publiquement indiqué que le harcèlement raciste et homophobe n’enfreint pas ses règles sur la cyberintimidation. Crowder et ses alliés vont être enhardis. »

Avec les informations de The Washington Post, The Guardian, et Gizmodo

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