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Réforme du mode de scrutin : l'option référendaire fait débat à Québec

Des urnes.

Un bureau de vote montréalais.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Radio-Canada

La réforme du mode de scrutin sème l'inquiétude au sein même du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ), dont certains membres réclament la tenue d'un référendum sur cet enjeu.

Des discussions très sérieuses ont eu lieu entre les députés mardi, après que la ministre de la Justice, Sonia LeBel, responsable du dossier, eut présenté pour la première fois les différents scénarios sur lesquels elle travaille.

La CAQ pense adopter un scrutin proportionnel mixte qui permettrait d'élire des députés selon la majorité obtenue dans une circonscription, comme c'est le cas actuellement, et d’autres qui feraient partie d’une liste et dont l'élection serait en fonction du nombre de votes recueillis par leur formation politique.

Cette nouvelle façon de faire ne plaît pas à certains députés, qui craignent de perdre leur circonscription s’il advenait des fusions, ou en voir d’autres devenir trop grandes, avec le risque que les services aux citoyens soient démunis.

« Quand on a de grandes circonscriptions, c'est sûr que le service à la population peut être amoindri. Mais en ayant deux députés, un de circonscription et un autre issu de la liste, probablement que ça compensera. On verra dans le processus », a indiqué la députée de Roberval, Nancy Guillemette.

Elle souhaite que la population se prononce par référendum sur le « gros enjeu » de la révision du mode de scrutin.

Pour sa part, la députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, a laissé entendre que ce dossier ne suscitait pas de l'engouement dans sa circonscription. « Ce n'est pas notre sujet prioritaire, donc sur le terrain, on n'en entend pas parler pour l'instant. Ce n'est pas une priorité pour les gens de la Mauricie », s'est-elle contentée de dire.

Legault nuance son propos

Des députés caquistes réclament un référendum sur la question, une option à laquelle réfléchit le premier ministre François Legault, lequel, questionné par des journalistes il y a quelques semaines, l’avait rejetée du revers de la main.

Mercredi matin à l’Assemblée nationale, M. Legault s’est voulu rassurant. « Une des balises qu’on s’est données, c’est de garder 125 sièges, donc, techniquement, même s’il y a des candidats de listes, ça ne veut pas dire qu’il y aurait des députés qui perdraient leur poste », a-t-il dit.

De son côté, la ministre LeBel affirme qu’aucun détail du projet de loi n’est établi pour l’instant et qu’elle est actuellement « en mode consultation, surtout en mode écoute de tout le monde ».

Les paramètres dans lesquels je travaille, c’est de conserver le poids des régions, c’est de faire en sorte que le citoyen soit très bien servi.

La ministre Sonia LeBel

Mme LeBel a cependant peu de temps devant elle, puisque François Legault a indiqué qu’un projet de loi à ce sujet serait déposé à l’automne.

Et l’opposition?

Le Parti québécois, qui est depuis longtemps favorable à une réforme du mode de scrutin, appuie la tenue d’un référendum. Il demande toutefois à la CAQ d’agir rapidement et voudrait que le projet de loi soit déposé avant le 1er octobre et qu’il soit en vigueur lors des prochaines élections générales, en 2022.

Du côté de Québec solidaire, on ne croit pas qu’un référendum soit nécessaire.

Quant au Parti libéral, il dit s’inquiéter de voir les régions perdre leur poids électoral et être mal représentées.

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