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Le groupe autochtone Iron Coalition déterminé à racheter le pipeline Trans Mountain

Le chef de la Nation sioux des Nakota d'Alexis Tony Alexis a annoncé mercredi que l'organisation Iron Coalition souhaite conclure une participation autochtones dans le projet de pipeline Trans Mountain au nom des Premières Nations et communautés métisses de l'Alberta.

Le chef de la Nation sioux des Nakota d'Alexis, Tony Alexis, a annoncé que l'organisation Iron Coalition souhaite conclure une participation autochtone dans le projet de pipeline Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada / Gaëtan Lamarre

Geneviève Normand

À moins de deux semaines d'une décision attendue de la part d'Ottawa à propos de l'avenir du projet d'agrandissement de Trans Mountain, un autre groupe autochtone réitère son désir de devenir propriétaire de l'oléoduc, advenant le feu vert du gouvernement fédéral.

Le groupe Iron Coalition a annoncé publiquement, mercredi, son intention ferme d’assurer une participation autochtone dans le projet d'oléoduc qui relie l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Iron Coalition est une organisation qui s’est formée l’automne dernier à la suite d’une rencontre de l’Assemblée des chefs de traités de l’Alberta. Le groupe indique être la seule coalition provinciale à avoir été mandatée par les chefs des traités pour mener les démarches en vue d’acquérir Trans Mountain et son projet d’expansion controversé.

Profits partagés

« Ça changerait complètement la donne pour les Premières Nations et les communautés métisses de participer en achetant une infrastructure de la sorte », a affirmé le chef de la Nation sioux des Nakota d'Alexis, Tony Alexis. « Comme nous proposons un modèle dont les profits sont partagés équitablement, tout le monde va pouvoir en bénéficier. Nous allons redistribuer la richesse. »

Iron Coalition indique en être à l'étape du recrutement auprès des communautés albertaines. Elle invite toutes les Premières Nations et les groupes métis de la province, qu'ils soient sur la voie du tracé de l’oléoduc ou non, à se joindre à son organisation et promet que la totalité des profits générés par le pipeline sera redistribuée aux communautés membres.

Les trois représentants du groupe « Iron Coalition » à la sortie de leur rencontre avec le ministre Bill Morneau. De gauche à droite : le conseiller juridique Will Willier, le chef Tony Alexis de la Nation sioux des Nakota d'Alexis et le chef Calvin Bruneau de la Première Nation Papaschase

Les trois représentants du groupe « Iron Coalition » à la sortie de leur rencontre avec le ministre Bill Morneau. De gauche à droite : le conseiller juridique Will Willier, le chef Tony Alexis de la Nation sioux des Nakota d'Alexis et le chef Calvin Bruneau de la Première Nation de Papaschase

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

Le groupe est dirigé par le président de la communauté métisse de Fort McKay et les chefs de deux Premières Nations albertaines. Ces derniers avaient rencontré en privé le ministre des Finances en mars dernier, à Edmonton. Le chef Tony Alexis a dit qu'il n'y avait pas eu d'autre entretien avec Bill Morneau depuis cette première rencontre.

Pour que cette coalition se poursuive, nous attendons la décision sur le projet.

Tony Alexis, chef de la Nation sioux des Nakota d'Alexis

Le sort de Trans Mountain à déterminer

Le projet de pipeline Trans Mountain, initialement proposé par la pétrolière Kinder Morgan puis racheté par Ottawa, vise à tripler la capacité de transport du pétrole albertain destiné à la côte pacifique.

Bien que le gouvernement fédéral en soit maintenant propriétaire, le projet doit encore faire l’objet d’une décision du gouvernement de Justin Trudeau. L’agrandissement de l’oléoduc est en veilleuse depuis qu’il a subi un important revers judiciaire par la Cour d’appel fédérale, en août dernier.

Carte montrant le tracé entre Edmonton et Burnaby

Tracé du projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain

Photo : Radio-Canada

Au cours des derniers mois, Ottawa a mené des consultations avec les peuples autochtones le long du tracé ou à proximité de l’oléoduc.

De son côté, l’Office national de l’énergie a de nouveau recommandé au gouvernement du Canada en février d’approuver le projet, indiquant que ce dernier était dans « l’intérêt public canadien ».

Le gouvernement Trudeau devait trancher sur l’avenir du projet d’expansion ce printemps, mais a repoussé la décision au 18 juin.

Nous avons bon espoir que [le gouvernement fédéral] va dire oui.

Tony Alexis

Autre groupe autochtone, même intérêt

La semaine dernière, une autre organisation de l’Ouest canadien a fait part elle aussi de l'intention d’acheter le pipeline.

Le groupe Project Reconciliation – qui regroupe d’anciens chefs autochtones de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique –, a fait une première sortie publique à Victoria. Cette organisation cherche elle aussi à investir dans le pipeline en proposant une participation financière de l'ordre de 51 %.

L’intérêt de certaines communautés autochtones envers Trans Mountain ne date pas d’hier. Des Premières Nations du nord de l’Alberta s’étaient empressées de se manifester en mai 2018, dans les heures qui avaient suivi l’annonce d’Ottawa d’acheter le pipeline et son projet d’expansion.

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