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Toutes les écoles secondaires du Québec auront un défibrillateur

Un défibrillateur cardiaque automatique est posé sur une table.
Ces défibrillateurs externes automatiques ne nécessitent pas de formation en réanimation cardiorespiratoire. N'importe qui peut les opérer en suivant les directives audio et visuelles. Photo: Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin
Jean-François Nadeau

Deux cardiologues de Québec ont gagné leur lutte. À compter de septembre prochain, toutes les écoles secondaires du réseau public québécois seront munies d'un défibrillateur. Les médecins François Philippon et Paul Poirier réclamaient l'ajout d'appareils dans tous les établissements depuis 10 ans.

La Fondation ACT a contacté toutes les écoles secondaires de la province pour répertorier celles qui étaient munies d'un défibrillateur. Les médecins du Québec se sont ensuite cotisés pour acheter des appareils aux écoles qui n'en avaient pas.

Avec la Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins omnipraticiens, on a amassé les sous pour les écoles qui n'en avaient pas. Le prix habituellement est d'environ 2000 $. Comme j'avais des prix de groupe, on les a eus à 1500 $, explique Paul Poirier.

Problème fréquent chez les jeunes

Le cardiologue souligne que les problèmes cardiaques sont plus fréquents qu'on ne peut le penser chez les élèves du secondaire. Il s'agit souvent de malformations.

Il y en a trop souvent. Quand ils meurent, c'est public, mais quand ils ne meurent pas, on n'en entend pas parler. Nous, on les voit dans les hôpitaux, par exemple, affirme Paul Poirier.

Tous les élèves de troisième secondaire reçoivent également une formation en réanimation cardiorespiratoire, alors que le personnel des écoles sera formé concernant l'utilisation des défibrillateurs.

Réduire le temps d'intervention

Le cardiologue rappelle l'importance d'agir rapidement quand un malaise ou une crise cardiaque survient.

On a des taux de85 à 90 % de survie dans les trois premières minutes d'intervention. C'est 7 à 10 % de décès par minute. Statistiquement, après 10 minutes, vous êtes mort, soutient Paul Poirier.

À l'Université Laval, seul le Pavillon de l'éducation physique et des sports (PEPS) a des défibrillateurs, selon Paul Poirier. Il soutient que tous les pavillons en seront équipés.

S'inspirer des meilleures pratiques

Le Québec pourrait en faire davantage pour équiper les lieux publics de défibrillateurs.

Quand vous vous promenez en Italie, il y a un défibrillateur en plein trottoir. Il y a des États aux États-Unis où, si tu te penches par terre pour ramasser ton mégot de cigarette, tu vas te faire "défibriller", tellement tout le monde est habitué et formé, raconte Paul Poirier.

Le médecin songe maintenant à entamer d'autres démarches, cette fois pour équiper de défibrillateurs les écoles primaires.

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