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Un nouvel outil pour prévenir le harcèlement dans le milieu culturel

On peut lire « Il était une fois de trop » sur un fond bleu

La page d'accueil du site unefoisdetrop.ca

Photo : capture d'écran / unefoisdetrop.ca

Radio-Canada

Deux ans après les affaires Harvey Weinstein, Gilbert Rozon et Éric Salvail, et dans la foulée du mouvement #MoiAussi, l'Institut national de l'image et du son (INIS) lance une plateforme destinée à comprendre et à prévenir le harcèlement dans le domaine culturel.

La demande pour un tel outil était forte, et c’est pourquoi le ministère de la Culture et des Communications du Québec a confié à l’INIS le mandat de développer une formation destinée à prévenir le harcèlement dans le milieu culturel.

Il était une fois… de trop, c'est le nom de cette plateforme bilingue qui propose un parcours d'une durée de 40 minutes composé d'animations, de textes et de balados.

L'objectif est de faire comprendre ce qu'est le harcèlement en culture, d'apprendre à déceler ce type de comportements et d'outiller les artisans du Québec pour qu’ils puissent prévenir le harcèlement et savoir comment agir s’ils en sont victimes ou témoins.

Un milieu particulier

Le milieu culturel est complexe : il regroupe plus de 150 000 travailleurs salariés et autonomes. Il faut aussi compter tous les bénévoles, les administrateurs, les stagiaires et les étudiants qui pratiquent une des nombreuses disciplines de cette industrie. Et la nature même de celle-ci peut faire du harcèlement un sujet encore plus épineux.

La précarité d’emploi, la peur de ne plus être suggéré pour des contrats futurs et la compétitivité élevée peuvent nous pousser à ne rien dire face au harcèlement.

Extrait de la formation

Toutefois, la formation rappelle que le manque de respect est en tout temps inacceptable. Ce n’est pas parce que nos lieux de travail sont flous que nos frontières doivent l’être aussi, dit-on dans une des vidéos.

L’outil de formation peut être consulté à l’adresse unefoisdetrop.ca (Nouvelle fenêtre).

Pas obligatoire

La formation n’est pas obligatoire, selon la chargée de projets Bianca Nolasco, en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle de l’émission Le 15-18.

C’était impossible de la rendre obligatoire, parce qu’il n’y a pas de contrôle. Je ne pense pas qu’on est rendus là. Quand on est dans une entreprise, c’est plus facile de savoir qui a suivi une formation et qui ne l’a pas fait.

Bianca Nolasco, chargée de projet

Elle a ajouté que le but n’était pas non plus de rendre cette formation obligatoire. [Le but], c’était de s’assurer que les gens puissent comprendre [le harcèlement], puissent le reconnaître, et puissent utiliser ces outils-là pour maintenant le prévenir.

Arts