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Sécheresse : les agriculteurs des Prairies sont inquiets pour leurs récoltes

Larry Wolliams est devant des silos.

Larry Woolliams est propriétaire d'une exploitation agricole de 3600 hectares dans le secteur d'Airdrie, en Alberta.

Photo : CBC / Dave Gilson

Radio-Canada

La saison des récoltes commence mal pour les agriculteurs de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba, qui craignent que les conditions météorologiques ne leur jouent des tours cette année encore.

« C’est notre deuxième année avec un temps trop aride », témoigne Larry Woolliams, un agriculteur dont les champs se trouvent à une trentaine de kilomètres au nord de Calgary. « Tout le monde a besoin d’eau [...] Nous avons besoin d’une année pluvieuse. »

Le verre à moitié vide

Au cours des deux derniers mois, certaines régions des Prairies ont reçu seulement entre entre 40 et 60 % des quantités de pluies qui tombent habituellement pendant cette période de l’année, indiquent les données d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Une carte indiquant le pourcentage de précipitations reçues en moyenne en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba au cours des 60 derniers jours.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans certains secteurs des Prairies, il est tombé moins de la moitié des pluies attendues au cours des deux derniers mois.

Photo : Agriculture et agroalimentaire Canada

« Nous sommes plutôt chanceux d’avoir pu recevoir quelques pluies abondantes, continue Larry Woolliams, mais il y a d’autres secteurs, parfois juste à quelques kilomètres de notre ferme, où aucune goutte de pluie n'est tombée. »

Du Manitoba à l'Alberta, c'est quasiment l'ensemble des Prairies qui a soif de précipitations.

À Camrose, à une centaine de kilomètres au sud d’Edmonton, Humphrey Banack croise les doigts pour que la météo soit plus favorable ce mois-ci.

« S’il ne pleut pas rapidement, nous aurons de sérieux défis à relever cet automne », dit-il.

De plus, les températures enregistrées en mai étaient inférieures de 1 à 4 °C par rapport aux normales saisonnières. Autant de signes qui laissent entrevoir, selon M. Banack, des retards de croissance et un taux de rendement inférieur pour ses cultures.

Il craint que la sécheresse qu’il prévoit pour cet été n’ait aussi des conséquences sur le bétail, qui risque de manquer de pâturages.

Pour les fermiers des Prairies, les étés secs se suivent et semblent s’intensifier, comme c'était le cas l’an dernier, où plusieurs régions du sud de l’Alberta ont connu la saison estivale la plus sèche depuis un demi-siècle.

Une carte représentant le nombre de jours avec des précipitations inférieures à 0,5 millimètre d'eau dans les Prairies.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La majorité des Prairies connaît un manque considérable d'humidité.

Photo : Agriculture et agroalimentaire Canada

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