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Feu vert conditionnel au projet de lancement de fusées à Canso

La fusée virtuelle monte dans le ciel devant un soleil levant

Sur cette capture d'écran d'une simulation vidéo de Maritime Launch Services, on voit une représentation artistique du lancement d'une fusée ukrainienne Cyclone-4M.

Photo : Maritime Launch Services

Radio-Canada

Une entreprise de la Nouvelle-Écosse a reçu une approbation sur le plan environnemental pour la construction d'une base de lancement de fusées près de Canso.

L’entreprise Maritime Launch Services estime avoir franchi une étape déterminante, mais le gouvernement provincial lui impose une série de conditions à respecter. Elle doit notamment prévoir un plan en cas de catastrophe, par exemple si un lancement est annulé ou raté.

Maritime Launch Services propose d’offrir un service de lancement de fusées Cyclone pouvant transporter un chargement maximal de 5000 kg dans l’orbite terrestre basse ou de 3350 kg dans une orbite plus élevée.

Des scientifiques financés par l’organisme Greenpeace critiquent les projets de ce genre en soulevant des questions au sujet des débris qui risquent de tomber dans la mer, des produits transportés et du carburant de ces fusées.

Ces fusées sont propulsées avec de l’hydrazine, un produit chimique très toxique.

La province impose aussi comme condition un plan pour l’entreposage, la manutention et le confinement des produits dangereux tel que requis par la loi sur l’environnement.

L’entreprise doit soumettre son plan pour la gestion des résidus découlant du lancement des fusées. Tous les déchets doivent être traités d’une façon jugée acceptable par le ministère de l’Environnement.

De plus, Maritime Launch Services doit produire un plan de protection et de surveillance de l’environnement qui tient compte de l’impact des lancements sur les eaux de surface, les eaux souterraines, l’océan et les sols.

Elle doit également produire un plan de protection de la faune et de l’habitat marin et une étude d’impact des lancements sur la qualité de l’air et le bruit dans la région.

L’entreprise doit aussi prévoir un mécanisme pour le traitement des plaintes du public et créer un comité de liaison communautaire.

Enfin, Maritime Launch Services doit formuler un plan détaillé pour la remise en état des lieux lorsqu’elle cessera d’effectuer des lancements de fusées.

La trajectoire est indiquée avec un trait rouge allant du Canada vers l'Europe

La trajectoire prévue des fusées au-dessus de l'océan Atlantique. Le site de lancement prévu en Nouvelle-Écosse est à la gauche de la carte.

Photo : Maritime Launch Services

Le ministre de l’Environnement, Gordon Wilson, a donné cette approbation au projet à la suite d’une demande de rapport ciblé faite par la ministre précédente, Margaret Miller, qui disait que la proposition initiale était trop vague.

Le rapport ciblé a été remis au ministère en mars.

Steve Matier, président-directeur général de Maritime Launch Services, dit être reconnaissant envers le ministre Wilson et le personnel du ministère pour un processus d’évaluation environnemental qu’il qualifie de rigoureux et complet.

Il ajoute que son entreprise va travailler avec le ministère des Terres et des Forêts pour conclure une entente pour la location de terres de la Couronne. Il espère que la cérémonie de la première pelletée de terre aura lieu en juillet.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Protection des écosystèmes