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Le Manitoba doit examiner l'impact de ses projets hydroélectriques sur les peuples autochtones

L'édifice d'Hydro-Manitoba au centre-ville de Winnipeg.

La Commission Clean Environment du Manitoba a publié un rapport en août dernier détaillant des allégations d’abus sexuel et de racisme par des travailleurs d'Hydro-Manitoba dans les années 1960. Plusieurs Premières Nations avaient demandé une enquête.

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Darren Bernhardt

Radio-Canada

Le rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) indique que le Manitoba doit examiner l'impact des projets hydroélectriques sur les peuples autochtones dans le cadre d'une enquête publique.

« Nous appuyons l'appel des femmes et des dirigeants autochtones à une enquête publique sur les violences sexuelles et le racisme dans les projets hydroélectriques dans le nord du Manitoba », indique le rapport.

La Commission Clean Environment du Manitoba a publié un rapport, en août dernier, détaillant des allégations d’abus sexuel et de racisme. Plusieurs Premières Nations avaient alors demandé une enquête.

Une membre de la Première Nation de Fox Lake, Nancy Beardy, affirme que des travailleurs d’Hydro-Manitoba l'avaient agressée sexuellement, ainsi qu'une amie, il y a plus de 50 ans.

Selon elle, il est grand temps d’avoir une enquête publique. Les dommages causés à l'environnement et le déplacement des peuples autochtones à cause des projets d’Hydro Manitoba sont minimes comparativement aux dommages personnels causés par ses travailleurs, a-t-elle ajouté.

« Ce n'est rien comparé à ce qui est arrivé à d'autres femmes et à moi, raconte la femme de 65 ans. Personne ne voulait m’écouter. »

Dans les années 1960, environ 4000 personnes ont travaillé sur un projet hydroélectrique près de Fox Lake, à environ 725 kilomètres au nord-est de Winnipeg.

Nancy Beardy dit souffrir d’anxiété et de dépression depuis l'agression.

Examiner le rapport davantage

Une membre de la Première Nation de York Factory, Martina Saunders, a été vice-présidente du conseil d'administration de Keeyask Hydro Power Partnership de 2014 à 2017.

Elle dit avoir quitté son poste parce qu'elle avait été victime d'intimidation de la part des dirigeants d'Hydro Manitoba après avoir soulevé des questions de racisme et de discrimination.

Elle a déposé une plainte auprès de la Commission des droits de la personne du Manitoba et estime qu'une enquête publique sur les relations entre Hydro Manitoba et les peuples autochtones de la province est essentielle.

« Je pense vraiment qu'il devrait y avoir une enquête publique sur les problèmes de racisme, de discrimination et de violence sexuelle dans le Nord », a-t-elle dit après la publication du rapport de l’ENFFADA.

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a dit que son gouvernement allait examiner le rapport dans son ensemble et qu'il n'avait pas encore décidé si une enquête publique serait ouverte.

« Je suis conscient des histoires passées entourant certains projets hydroélectriques », a-t-il cependant ajouté.

Brian Pallister a aussi affirmé que son gouvernement avait été « courageux » dans ses relations avec les groupes autochtones et que son gouvernement a apporté de nombreux changements aux services de santé, de justice et aux services à l'enfant et à la famille durant son premier mandat.

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