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Second état d'urgence en deux mois à Kashechewan

Une rangée de maisons jaunes et bleues, le long d'une route enneigée.

Pendant que les 2500 résidents de Kashechewan étaient évacués, deux maisons ont brûlé et plusieurs autres ont été tellement endommagées qu’elles ne sont plus habitables.

Photo : Radio-Canada / Olivia Stefanovich

Radio-Canada

Une cinquantaine de résidents de la Première Nation de Kashechewan, en Ontario, pourraient être évacués de nouveau en raison des ravages infligés par la récente crue printanière. La communauté sur la côte ouest de la baie James a déclaré l'état d'urgence pour la deuxième fois ce printemps.

Dès leur retour dans leur communauté en mai, les membres de la Première Nation ont constaté l’étendue des dommages.

Plusieurs maisons ont été endommagées ou brûlées, laissant de nombreux résidents de la communauté de 2500 personnes sans logement.

Pour l’instant, ces gens doivent demeurer chez des parents et des amis.

Le chef de la Première Nation de Kashechewan, Leo Friday

Le chef de la Première Nation de Kashechewan, Leo Friday, affirme qu’une pénurie de logements a pris bien des membres de la communauté au dépourvu.

Photo : Radio-Canada / Joël Ashak

Puisque la communauté faisait déjà face à une pénurie de logements, jusqu’à 16 personnes sont entassées dans certaines maisons, affirme le chef Leo Friday.

Ils sont très découragés, dit-il. Il n’y a pas de bonheur pour eux, il me semble.

Vendredi, le gouvernement fédéral a refusé de financer plus de logements, puisqu’il prévoit déménager Kashechewan dans un nouvel emplacement d’ici 10 ans.

Plusieurs membres de notre communauté doivent faire des sacrifices en attendant que le déménagement ait lieu, dit Leo Friday.

La communauté demande que certains membres soient hébergés dans des chambres d’hôtel dans d’autres communautés jusqu’à ce qu’on leur trouve un logement.

Services aux Autochtones Canada n’a pas répondu aux demandes d’entrevue.

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