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Un professeur d'université jugé raciste accepte de partir à la retraite

Ricardo Duchesne pose devant une bibliothèque.
Le professeur de sociologie Ricardo Duchesne a été dénoncé dans une lettre par 100 de ses collègues pour ses opinions sur l'immigration. Photo: Ricardo Duchesne
Radio-Canada

Un professeur de l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB) dénoncé par ses collègues pour avoir défendu des idées jugées racistes au sujet de l'immigration a accepté de prendre sa retraite.

L'établissement a annoncé mardi que Ricardo Duchesne avait remis son préavis de retraite anticipée afin de se concentrer sur ses propres activités en tant qu'intellectuel indépendant.

M. Duchesne est professeur au Département de sciences sociales du campus de Saint-Jean de l'Université du Nouveau-Brunswick depuis 1995.

La semaine dernière, plus de 100 membres du corps professoral ont signé une lettre dénonçant ses prises de position sur le multiculturalisme et l'immigration, qu'ils jugeaient racistes et sans mérite académique.

L'Occident en péril, selon Ricardo Duchesne

Dans le passé, il a écrit que l'Occident faisait face à une occupation ininterrompue par des hordes de musulmans et d'Africains et a soutenu que seuls le chaos et la violence à venir permettraient à des hommes blancs forts d'émerger et d'assurer la résurrection de l'Occident, des commentaires qui lui ont valu l'étiquette de suprémaciste blanc.

Devant les critiques de ses collègues et de la Société historique du Canada, M. Duchesne a déclaré la semaine dernière qu'il n'avait aucune intention de démissionner.

Je n'ai rien fait de mal, avait-il fait valoir en entrevue avec La Presse canadienne. Je ne suis ni raciste ni suprémaciste.

Mardi, cependant, il a déclaré qu'il avait hâte de partir à la retraite. Il a expliqué par courriel qu'il prévoyait continuer à écrire sur les thèmes qui lui sont chers, en particulier sur « la civilisation européenne » et « l'immigration de masse ».

Il a accusé les grands médias de ne jamais permettre une réflexion critique sur l'idéologie obligatoire de la diversité.

Un collègue se réjouit

Un professeur d'histoire d'UNB, Gary Waite, se réjouit de son départ. Les idées de Ricardo Duchesne sur le multiculturalisme et l'immigration n'avaient pas leur place dans le monde universitaire, selon lui.

Il avait signé la lettre qui condamnait ses prises de position. Les signataires estimaient que le professeur Duchesne enrobait ses idées d'un vernis universitaire pour tenter de leur donner de la légitimité. Ils disaient s'inquiéter grandement de l'impact de ces idées sur les étudiants, même si Ricardo Duchesne n'enseignait pas.

Le racisme à l'université cause des dommages réels et compromet le droit des étudiants et de collègues de travailler et d'apprendre dans un environnement libre de discrimination, écrivaient-ils.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

Nouveau-Brunswick

Enseignement universitaire