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Fracturation hydraulique : le moratoire au Nouveau-Brunswick est partiellement levé

Tuyauterie et valves sortant du sol dans une zone clôturée.

L'entreprise Corridor Resources exploite des puits de gaz naturel à Penobsquis, dans la région de Sussex, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick lève le moratoire sur la fracturation hydraulique dans la région de Sussex, annonce le premier ministre Blaine Higgs.

Le Conseil des ministres avait décidé de prendre cette mesure le mois dernier. Nous avons fait les changements nécessaires aux règlements, a expliqué Blaine Higgs en fin de journée, mardi.

Le moratoire est donc levé dans la région de Sussex comme l'avaient promis les progressistes-conservateurs durant la campagne électorale. Mais la province n'a rien annoncé officiellement encore, ce qui devrait se faire d'ici un mois, précise M. Higgs.

Il y a plusieurs inquiétudes sur l'impact des conséquences pour notre ressource d'eau au Nouveau-Brunswick, affirme le chef du Parti vert, David Coon.

Nous, on est contre. On a été très consistants comme opposition officielle. On a toujours appuyé le moratoire sur tout le territoire du Nouveau-Brunswick, souligne le député libéral de Dieppe, Roger Melanson.

Blaine Higgs donne un point de presse

Le premier ministre Blaine Higgs confirme que le moratoire est levé dans la région de Sussex.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Les libéraux souhaitent consulter le nouveau règlement adopté par le Conseil des ministres et qui n'est pas encore public.

Il faut rendre ces informations-là publiques. Il faut comprendre quels sont les nouveaux règlements qui vont faire en sorte que cette région-là en particulier n'a plus de moratoire, mais est-ce que ça pourrait être applicable dans d'autres régions de façon secrète, s'interroge le député Melanson.

Même si la décision est déjà prise, le premier ministre a promis de consulter la population sur cet enjeu, sans donner plus de détails.

Déjà des mécontents

L’Alliance anti-gaz de schiste n’a pas perdu de temps avant de commenter sur la décision du gouvernement Higgs. La porte-parole, Denise Melanson, déplore le manque de consultation préalable avec le public et les Premières Nations.

« Honnêtement, leur façon de procéder a toujours été insultante face à la population. »

— Une citation de  Denise Melanson, porte-parole de l'Alliance anti-gaz de schiste du Nouveau-Brunswick
Une femme est à l'extérieur et parle à la caméra.

Denise Melanson, porte-parole de l'Alliance anti-gaz de schiste du Nouveau-Brunswick, dénonce le manque de transparence du gouvernement Higgs dans l'affaire du gaz de schiste.

Photo : Radio-Canada

La décision est prise avant d'aller parler aux [autochtones], alors c'est un manque de respect phénoménal et je sais, je me suis fait dire ce matin, que la consultation n'a pas été faite, dit-elle.

Le député libéral de Kent-Sud, Benoît Bourque, dénonce lui aussi le manque de transparence du gouvernement provincial dans cette affaire. La question a été débattue à l’Assemblée législative.

Lorsqu'on parle notamment de la consultation, l'obligation de consulter les Premières Nations, ce qui n'a pas été clairement fait, lorsqu'on parle de toute la question du traitement des eaux usées, on a vu aucun plan, on voit que ces choses se font à l'improviste, ça se fait derrière les portes closes, et on ne peut faire que dénoncer cette façon de faire , dénonce le député.

David Coon, chef du Parti vert, est du même avis que son homologue politique. Il était abasourdi d’apprendre que les autochtones n’avaient pas été consultés.

Le ministre du Développement de l’Énergie et des Ressources renchérit toutefois en rapportant qu’il n’est pas question de demander si les Premières Nations acceptent ou non l’exploitation du gaz de schiste.

Il est plutôt question, précise-t-il, d’un échange d’information.

Le ministre estime que les investissements dépasseront les 70 millions de dollars. Si tout fonctionne comme le prévoit le gouvernement, l’extraction pourrait débuter d’ici deux ans sur le territoire néo-brunswickois.

Le bureau du Conseil exécutif dit que le nouveau règlement, qui lève le moratoire, sera disponible publiquement lorsque des technicalités administratives seront complétées.

Avec les renseignements de Michel Corriveau

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