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Des voix s'élèvent en Saskatchewan pour la protection des femmes autochtones

Une femme autochtone essuie une larme.

Une femme pleure lors de la cérémonie de clôture de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Au lendemain de la publication du rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées (ENFFADA), des voix s'élèvent en Saskatchewan pour que les efforts se concentrent non pas sur les mots, mais sur la protection des femmes autochtones.

Racelle Kooy est membre de la Première Nation Samahquam et a vécu plusieurs années en Saskatchewan. La candidate du Parti vert du Canada aux prochaines élections fédérales, qui réside aujourd’hui en Colombie-Britannique, estime que ce sont les récits de vie qui importent dans ce rapport.

Elle souligne l’excellent travail des membres des familles en Saskatchewan et des leaders autochtones qui ont fait de leur mieux pour que les vies compromises ne soient pas oubliées.

S'il faut employer le mot génocide, c'est pour faire en sorte que nos femmes et nos filles soient protégées.

Racelle Kooy, membre de la Première Nation Samahquam

Les mots lui manquent quand elle repense à certains récits, quand elle se replonge, par exemple, dans certaines histoires de femmes autochtones assassinées, puis jetées dans la rivière Rouge, au Manitoba.

« Nous parlons d’histoires de personnes aimées de quelqu'un et disparues. Nous parlons de vies et des pertes ressenties », affirme-t-elle.

Derrière le débat des mots, il y a toutes ces vies, rappelle Racelle Kooy.

Aux yeux de James Daschuk, auteur du livre La destruction des Indiens des Plaines et professeur à l'Université de Regina, il ne faut pas faire dévier le débat vers l'utilisation d'un mot.

Il souhaite laisser la place aux histoires vécues par tous ceux et celles qui ont osé les raconter durant les consultations publiques de la commission.

Le terme de génocide accepté

Pour sa part, Prescott Demas, l'instigateur du camp de protestation temporaire Justice pour nos enfants volés, qui s'était installé à Regina en 2018, estime que le terme génocide est justifié.

« Il faut éviter que cela se poursuive encore aujourd'hui », souligne M. Demas, qui est membre de la Première Nation Canupawakpa.

Le premier ministre du Canada a accepté mardi l’emploi du terme génocide, un terme mentionné plus de 120 fois dans le rapport de l'ENFFADA.

Justin Trudeau a promis qu'Ottawa travaillera avec les peuples autochtones pour établir un plan d'action qui sera rendu public d'ici quelques mois.

Avec les informations de Marie-Christine Bouillon.

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