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Les agriculteurs québécois victimes du mauvais temps

Un champ agricole rempli d'eau.
La pluie et le temps frais commencent à jouer sur les nerfs des agriculteurs. Photo: Radio-Canada / Martin Bilodeau
Radio-Canada

Les inondations et la météo capricieuse causent bien des ennuis aux agriculteurs québécois, dont les semis accuseraient environ deux semaines de retard.

« C’est un printemps qu’on voit très rarement en termes de délais d’exécution des travaux d’ensemencement », a déploré mardi Christian Overbeek, président des Producteurs de grains du Québec, qui était l’invité de Midi info. Ce dernier évalue le retard à « facilement plus de deux semaines, dépendamment des régions ».

Selon le rapport sur l’état des cultures au Québec daté du 28 mai, le pourcentage de réalisation des semis des principales céréales était de 28 % à 75 % inférieur aux moyennes de 2015 et 2016 à la même période.

« La température en dessous des moyennes, jumelée à de fréquentes précipitations de pluie, nuit à l’assèchement et au réchauffement des sols. Ceci a pour effet de retarder les travaux aux champs », mentionne le rapport de la Financière agricole du Québec (FADQ). Selon les données d'Environnement Canada, les températures observées ces trois derniers mois ont été plus froides d'un degré Celsius par rapport à la moyenne.

Cela ne signifie pas forcément que les récoltes seront retardées d’autant. « On peut changer nos variétés et nos hybrides pour que ça mûrisse plus rapidement durant la saison. Mais ça entraîne aussi une diminution du potentiel de rendement », a ajouté M. Overbeek.

Dans les trois quarts des régions, on signale aussi une repousse des foins et des pâturages inférieure à la moyenne, indique la FADQ. Elle souligne que cela s’ajoute au manque de foin de 2018, retardant ainsi la sortie du bétail.

Même inquiétude du côté des apiculteurs, où la survie hivernale des abeilles a été inférieure à la moyenne dans la moitié des principales régions productrices de miel. À la fin de mai, le secteur de l’apiculture représentait la quasi-totalité des indemnités versées, soit 375 117 $ répartis sur 24 avis de dommages reconnus.

Le total des indemnités versées par la Financière agricole atteignait, au 28 mai, 384 724 $. C'est trois fois plus que la moyenne des 10 dernières années.

Jusqu’ici, seuls les producteurs de sirop d’érable semblent avoir été épargnés. Selon le rapport de la FADQ, la production a été supérieure à la moyenne dans 6 des 15 régions acéricoles du Québec. Seule la Mauricie aurait connu une mauvaise année.

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