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Pallister restreint les communications... sans annoncer de date pour les élections

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister.

Brian Pallister promet de tenir des points de presse bihebdomadaires.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, choisit de réduire les communications du gouvernement avec les médias et celles de son gouvernement tout en affirmant qu'il n'entend pas lancer d'élections dans l'immédiat.

Brian Pallister affirme qu’il entend restreindre, dans les prochaines semaines, les communications de son gouvernement.

Il précise que le greffier du Conseil exécutif, Fred Meier, aura la responsabilité de s’assurer que toutes les communications de la province ne soient pas partisanes.

Il promet de rencontrer les médias toutes les deux semaines. « Je n’ai pas l’intention de vous cacher quoi que ce soit », assure-t-il.

Le silence médiatique précédent une élection ne s’applique pas si la date fixe d’élection n'est pas connue. Brian Pallister a déjà laissé entendre qu'il comptait appeler à des élections anticipées.

Brian Pallister affirme que cette restriction des communications est une question d’équité.

« J’instaure des pratiques qui assureront que nous ne contrevenions pas à l’esprit inhérent à une élection », soutient-il.

Le premier ministre souligne toutefois qu’il ne s’agit pas d’un silence médiatique au sens strict dans la mesure où cela signifierait que ses ministres et lui refuseraient de façon systématique toute entrevue.

« La différence, c’est que dans les prochaines semaines et les prochains mois, nous n’utiliserons pas l’argent des contribuables pour faire la promotion de notre programme politique », assure-t-il.

Les entreprises de la Couronne ainsi que les autorités de santé régionales seront également soumises à l'approbation de Fred Meier avant de pouvoir communiquer publiquement.

Cela s'applique notamment à la campagne de communication sur la fermeture des urgences de l’Hôpital Concordia.

Brian Pallister ne précise toutefois pas combien de temps son silence partiel durera.

L'opposition dénonce un jeu politique

Pour le chef du Nouveau Parti démocratique, Wab Kinew, la décision du premier ministre n’est pas aussi équitable qu’il le prétend.

« On ne peut pas justifier que le fait de refuser de dire aux Manitobains quand ils auront des élections est pour leur bien », estime-t-il.

Pour lui, le premier ministre veut détourner les regards de la question des urgences à l’Hôpital Concordia.

Pour le chef du parti libéral, Dougald Lamont, le premier ministre choisit seulement les lois qui l’intéressent en ignorant la date fixe des élections et en inventant sa propre version de l’embargo médiatique.

« Le fait qu’une personne travaillant pour le premier ministre va maintenant devoir choisir ce dont le gouvernement devra parler, et seulement sur des sujets soi-disant non politiques, est complètement aberrant », déplore-t-il.

Avec des informations de Ian Froese

Manitoba

Politique provinciale