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Immersion dans le quotidien d'intervenantes de la DPJ

Avec le manque de familles d’accueil à Montréal, le placement des enfants constitue un véritable défi et la charge de travail ne facilite pas la tâche, explique Audrey Ali-Messier.

Photo : Radio-Canada / Jacques Racine

Radio-Canada

Après la mort tragique de la fillette violentée à Granby en mai dernier, le gouvernement du Québec a mis sur pied une commission spéciale dans le but d'améliorer le système qui aide les enfants les plus vulnérables.

Pour mieux comprendre le travail de ceux qui veillent à cette tâche, Charles Ménard et Vincent Maisonneuve ont suivi pendant 48 heures Kim, Claudine et Audrey, des intervenantes de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Kim Roiseux-Racine, adjointe-clinique et intervenante en protection de la jeunesse, parle de quelque 280 dossiers d’enfants à gérer. Cela va des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale à la négligence, explique-t-elle.

« Même après 14 ans, c’est surprenant de voir la misère, la détresse », reconnaît Mme Roiseux-Racine.

Il faut rester continuellement vigilant lorsqu’on travaille avec des parents qui consomment de la drogue, explique Claudine Lavoie, intervenante en protection de la jeunesse, qui s’occupe d’une douzaine d’enfants. « C’est une gestion de risque », ajoute-t-elle.

Avec le manque de familles d’accueil à Montréal, le placement des enfants constitue un véritable défi et la charge de travail ne facilite pas la tâche, explique Audrey Ali-Messier. « On devrait avoir 12 à 14 suivis d’enfants, j’en ai 19. »

Le quotidien des intervenants de la DPJ est également fait de contacts compliqués avec des parents en difficulté.

Voici le reportage de Charles Ménard et Vincent Maisonneuve.

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