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ENFFADA : il faut voir au-delà du terme « génocide », dit un politicien autochtone du Manitoba

Gros plan sur le visage de Wab Kinew, un homme autochtone assez jeune, en train de parler lors d'une conférence de presse.

Wab Kinew est le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

Le chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba, Wab Kinew, ne veut pas que ses enfants se voient comme des victimes ou des survivants d'un génocide. Il soutient les conclusions de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, mais ajoute que le terme génocide, employé dans le rapport final, ne devrait pas monopoliser l'attention et qu'il faut garder une perspective globale.

L’utilisation de ce terme est devenue le point central du rapport de l'Enquête, qui conclut que les Autochtones au pays sont victimes d'un génocide canadien qui vise particulièrement les femmes. Le mot suscite la discussion depuis plusieurs jours.

Le chef de l’opposition officielle au Manitoba estime que le rapport présente un bon argumentaire pour expliquer la manière dont la définition de génocide des Nations unies peut s’appliquer. Il souhaite toutefois que la population, les organisations et les gouvernements se concentrent maintenant sur les changements à apporter pour améliorer la situation des peuples autochtones.

« Je n'ai pas envie que mes fils se voient comme des victimes ou des survivants d'un génocide », a affirmé Wab Kinew lors d’un point de presse mardi.

« Je veux que mes fils se considèrent comme des personnes fières, capables et intègres qui gardent la tête haute dans la société », a-t-il poursuivi.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré, mardi, qu’il acceptait que le sort réservé aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées au Canada soit qualifié de génocide. Il a toutefois ajouté qu'il voulait mettre l'accent sur les mesures à prendre plutôt que sur les mots.

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a déclaré pour sa part qu'il laisserait aux autres le soin de débattre de la question de savoir si le terme de génocide est le bon. Il a souligné que son gouvernement allait examiner comment aller de l'avant, tout en respectant l'esprit du rapport.

« Ce qui m'intéresse, c'est d’avancer, de comprendre notre histoire et d'en tirer des enseignements pour éviter que les choses ne se répètent. C'est d'aller de l’avant », a-t-il conclu.

Avec les informations de La Presse canadienne

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