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Des informations en français pour les victimes d’agression sexuelle à Victoria

Un lit d'hôpital est recouvert d'un drap multicolore.

Les victimes sont par exemple informées qu'elles peuvent décider des examens qui seront pratiqués sur elles.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Le Centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles de Victoria a fait traduire une partie de sa documentation en mandarin, en français, en espagnol et en arabe pour permettre à ses conseillers de mieux informer les nouveaux arrivants, considérés comme plus vulnérables aux agressions sexuelles.

La responsable du développement des ressources du Centre, Carissa Ropponen, dit que son équipe voulait combler un manque. 10 % des personnes qui se rendent au Centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles de Victoria ont une langue maternelle différente de l'anglais, explique-t-elle.

Les étudiants étrangers, par exemple, ont une connaissance limitée des lois criminelles du Canada, ils n’ont pas toujours leur famille ou leurs amis pour les aider et ont moins confiance en leurs capacités à s’exprimer en anglais, explique la psychothérapeute Shannon Raison.

Quand tu es dans un moment de crise, tu as une réaction de survivante et c'est difficile d'accéder à la partie du cerveau qui [gère] la langue.

Shannon Raison, psychothérapeute

Par ailleurs, l'association constate que les immigrés, les réfugiés et les étudiants internationaux sont plus souvent victimes d’agressions sexuelles que la population en général. Ils sont considérés comme des proies faciles, regrette Shannon Raison.

Dans les guides et la brochure en ligne, les victimes peuvent trouver des réponses à leurs questions concernant les personnes à contacter, l’aide disponible à l’hôpital ou à la clinique, les traitements préventifs contre d’éventuelles maladies, les relations avec la police et les conséquences psychologiques d’une agression.

Les documents traduits doivent aussi permettre aux conseillers d’utiliser les termes justes pour désigner le consentement, un examen médico-légal ou une accusation. Ils doivent aussi faciliter des conversations pénibles, comme lorsqu’il s’agit de désigner des parties du corps.

Cette nouvelle documentation s’ajoute aux services d’interprètes, par téléphone ou en personne, offerts par l’association et ses partenaires.

Plus d’informations :

  • Centre d’aide aux victimes d’agressions sexuelles de Victoria : 250-383-3232
  • Ligne d’écoute téléphonique de l’île de Vancouver : 1-888-494-3888
  • VictimLinkBC : 1-800-563-0808

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