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Des pauses auraient pu sauver un travailleur mort durant la canicule

Des bouteilles d'eau devant le logo de la CNESST

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La mort d'un employé de l'entreprise Coffrages MR survenue sur un chantier de Québec, en juillet 2018, aurait pu être évitée si la victime, Guy Bolduc, avait pu prendre plus de pauses et s'était hydratée davantage.

C'est ce que conclut l'enquête menée par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Le jour de l'accident, le charpentier-menuisier s’affairait à l’installation de cornières en fer et à la préparation du coffrage de murs dans une excavation.

La région de la Capitale-Nationale vivait une canicule depuis plusieurs jours. Il faisait plus de 31 degrés Celsius en après-midi.

À la fin de leur journée de travail, un collègue a remarqué que M. Bolduc présentait des symptômes de coup de chaleur. Il était confus et tenait des propos incohérents.

Les services d'urgence ont été contactés immédiatement, mais il était déjà trop tard. Le décès de Guy Bolduc a été constaté à l'hôpital.

Davantage de pauses requises

La CNESST estime que l'employeur aurait dû diminuer la charge de travail des employés du chantier, ce qui les aurait exposés à des contraintes thermiques moins élevées.

« La gestion au niveau de l'exposition de tous les travailleurs a été déficiente, ce qui a amené un travailleur à dépasser les valeurs limites à l'exposition à la chaleur pour le travail effectué », affirme l'inspecteur de la CNESST, Jean-Philippe Paradis.

La journée du 5 juillet 2018 n'explique pas à elle seule le coup de chaleur du travailleur. La victime en était à sa troisième journée consécutive de travail.

Durant une canicule, une personne qui travaille 8 heures peut perdre, par la seule sudation, jusqu'à 6,3 litres d'eau.

« C'est comme si sur votre voiture je rétrécis le radiateur alors que les températures augmentent. Alors, très rapidement, les températures corporelles peuvent évoluer. Et tout nous laisse croire qu'elles ont évolué rapidement », illustre l'expert en contraintes thermiques de la CNESST, Pierre C. Dessureault.

L'employeur n'a pas voulu commenter les conclusions de l’enquête.

Québec

Accident de travail