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Des affiches d'Échec au crime dénoncées, puis arrachées dans le centre-ville de Saint-Jean

Un exemple d'un des affiches.

Une campagne d'affichage du programme Échec au crime est fortement critiquée à Saint-Jean.

Photo : Twitter / Jenny Wright

Radio-Canada

Plusieurs résidents et commerçants dans le centre-ville de Saint-Jean s'indignent de la nouvelle campagne d'affichage d'Échec au crime. Censées promouvoir cette ligne de dénonciation confidentielle, les affiches finissent par être arrachées pour leur représentation négative du quartier historique.

Certains commerçants, dont Bob Hallett, le propriétaire du bar Erin’s Pub, soutiennent que les affiches donnent l’impression que le centre-ville n’est pas sécuritaire, et ce au début de la saison touristique.

Nous allons bientôt voir des touristes de partout dans le monde dans le centre-ville [...] et ils vont voir ces affiches noires qui parlent d’une vague de criminalité qui n’existe même pas?

Bob Hallett, propriétaire, Erin's Pub

Les affiches noires et blanches soulignent des exemples d’informations signalées anonymement à l’organisme. Le logo d’Échec au crime n’apparaît pourtant aucunement sur les affiches.

Un exemple d'un affiche d'Échec au crime.

Cette affiche cite la dénonciation confidentielle d'un homme habillé en t-shirt noir et tenant un marteau.

Photo : Twitter / Kon Jeefe

Peg Norman est propriétaire de deux commerces au centre-ville. Cette campagne publicitaire rajoute une couche de difficulté pour les commerçants, pense-t-elle. Je crois que c'était une campagne publicitaire qui a été mal organisée par Échec au crime. C'était aussi une mauvaise décision de la Ville d'accepter ce projet sans connaître le contenu de la publicité, ajoute-t-elle.

La mairesse adjointe de Saint-Jean, Sheila O'Leary, explique cependant que la Ville n'a pas de droit de regard sur le contenu d'une publicité. La seule raison pour laquelle la campagne a dû être approuvée par le conseil municipal, c'est en raison de nos règlements dans cette zone patrimoniale, a-t-elle expliqué. Nous ne discutons pas du contenu puisqu'il s'agirait d'une question de liberté d'expression. Le conseil municipal a donc permis à Échec au crime de placarder leurs affiches dans le centre-ville, mais n’a pas approuvé le contenu de la campagne d’affichage.

Dans un communiqué, Échec au crime indique qu'il voulait que cette campagne suscite une réaction du public et souligne qu'il apprécie tout commentaire sur comment nous pouvons continuer à rendre nos communautés plus sécuritaires. Il soutient pourtant que le but des affiches était surtout de promouvoir l'aspect anonyme de sa ligne de dénonciation. L'organisme ajoute que la seconde phase de la campagne sera lancée dans les prochains jours.

Cette campagne d'affichage n'est ni fondée sur la peur ni conçue pour avoir un impact sur les citoyens et les commerçants de la province.

Échec au crime

Des résidents affichent leur mécontentement

Plusieurs résidents et dirigeants d’entreprise ont exprimé leur insatisfaction sur les médias sociaux. Jenny Wright, l'ancienne directrice générale du Conseil du statut de la femme de Saint-Jean, a déclaré sur Twitter (Nouvelle fenêtre) que la campagne est fondée sur la honte et la colère, et non la sécurité de la ville.

Le magasin d'accessoires de cannabis, Dabber Hashery, a pour sa part offert un rabais de 10 % aux clients qui arrachaient les affiches.

Le maire Danny Breen indique qu’Échec au crime aurait dû effectuer plus de consultations afin d’obtenir les impressions du public et de voir si c’était une campagne appropriée.

Selon Statistique Canada, le taux de criminalité à Saint-Jean a diminué de 9 % entre 2016 et 2017.

Avec les informations de CBC

Terre-Neuve-et-Labrador

Affaires municipales