•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

ENFFADA : La tante d’une adolescente disparue de Kitigan Zibi applaudit les recommandations

Maria Jacko.

Selon Maria Jacko, les policiers n'ont pas réagi promptement à la disparition de sa nièce.

Photo :  CBC / Ashley Burke

Radio-Canada

La tante d'une adolescente autochtone disparue voilà plus de dix ans de son domicile de Maniwaki applaudit les recommandations du rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, rendu public lundi, à Gatineau.

Ce sont des appels à l’action et à la reconnaissance de l’importance des femmes autochtones, a dit Maria Jacko, dont la nièce, Maisy Odjick, est portée disparue avec son amie Shannon Alexander depuis septembre 2008.

Maisy Odjick, âgée de 16 ans à l’époque, et son amie qui, elle, était âgée de 17 ans, ont été vues pour la dernière fois à la résidence de cette dernière.

Le rapport, intitulé « Réclamer notre pouvoir et notre place  », décrit les meurtres et la disparition d’entre 2000 et 3000 femmes et filles autochtones comme un génocide basé sur le genre, a déclaré la commissaire Marion Buller, lundi.

Meilleure formation des policiers

La commissaire demande au gouvernement fédéral d’adopter plus de 200 recommandations où l’on retrouve notamment des formations en matière de sensibilité culturelle pour les forces de l’ordre et la création d’un plan national pour s’assurer de l’accessibilité équitable à la sécurité, à l’emploi et aux soins de santé.

Nous avons besoin de policiers avec des compétences culturelles ici et partout au Canada, parce que nous sommes marginalisés et pas assez importants.

Maria Jacko

Mme Jacko a mis sur pied un site Internet un mois après la disparition de sa nièce et de son amie dans le but de recueillir de l’information au sujet des adolescentes.

Pourquoi devrions-nous faire de travail des policiers?, a-t-elle demandé.

Maisy Odjick.

Maisy Odjick avait 16 ans lorsqu'elle est disparue, en 2008.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de la famille

Mme Jacko a applaudi la recommandation demandant une approche d’équipe lorsqu’une fille autochtone disparaît.

Tant la Sûreté du Québec que les forces policières locales ont répondu trop lentement à la disparition des adolescentes, selon Mme Jacko. Dans notre cas, il n’y a eu aucune action des policiers pendant deux semaines, a-t-elle déploré.

Les policiers doivent être mieux formés. C’est essentiel, a-t-elle plaidé, particulièrement en ce qui a trait à Kitigan Zibi.

Le site Internet de Mme Jacko a attiré des douzaines de pistes de la part du public, mais, jusqu’à présent, aucune information n’a permis de retrouver les filles.

Avec chaque année qui passe, on se demande, qui cherche à les retrouver maintenant?, a-t-elle demandé.

Avec les informations de Laurie Fagan

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !