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« Il faut que ça arrête » : un homme est accusé d'agression contre une infirmière à Moncton

Des infirmières marchent dans les rues de Moncton, la mine sombre.

Des infirmières ont marché à partir des deux hôpitaux vers le palais de justice de Moncton où comparaît l'homme accusé d'avoir battu une consoeur.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Louis Mills

Des infirmières ont marché, mardi matin, vers le palais de justice où comparaissait un homme de 69 ans soupçonné d'avoir agressé sauvagement une infirmière du Centre hospitalier universitaire Dr-George-L.-Dumont en mars dernier. Randy Van Horlick a été accusé d'agression ayant causé des lésions corporelles.

L'homme d'Acadieville est soupçonné d'avoir roué de coups une infirmière de l'hôpital Dumont dans un accès de rage, parce que sa femme, atteinte de convulsions, avait été déplacée dans une autre chambre où le personnel pouvait mieux la surveiller.

Il aurait frappé la tête de sa victime contre un mur, lui aurait arraché des poignées de cheveux avant de la frapper au visage et dans les côtes. La victime a souffert d'ecchymoses, d'une contusion au cerveau, de nausées et de vomissements.

Van Horlick comparaîtra de nouveau en cour le 16 juillet. D'ici là, il devra s'abstenir de tout contact avec la victime et rester à l'écart de l'hôpital Dumont.

Une violence omniprésente dans les hôpitaux

Les infirmières ont marché en scandant non à la violence.

Aujourd’hui, on est ici en solidarité pour notre consoeur de travail qui a été victime de violence [pendant] ses heures de travail, affirme l’une des infirmières du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont ayant participé à la marche, Renée Whallen.

Je pense que tous les intervenants, que ce soit les infirmières auxiliaires, que ce soit une préposée, une médecin, à un moment donné, on fait face à la violence.

Renée Whallen, infirmière au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont

Mme Whallen dit avoir elle-même subi de la violence en milieu de travail.

Une manifestante à une marche contre la violence dont sont victimes les infirmières et les femmes.

L'une des participantes à la marche qui porte un écriteau où on peut lire : « Plus jamais silencieuses ».

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

« On ne peut plus tolérer ça »

La vice-présidente du Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick, Maria Richard, participait également à la marche. Elle a affirmé que la violence dans tous les milieux de travail est inacceptable et doit cesser.

Les infirmières sont particulièrement visées par des actes de violence, a-t-elle rappelé.

C’est eux [les infirmières] qui finissent par avoir besoin de soins médicaux parce qu’elles se font pousser, mordre, harceler verbalement, psychologiquement. Il faut que ça arrête, on ne peut plus tolérer ça.

Des gens rassemblés en groupe devant un immeuble, pancartes en main, sur lesquelles on peut lire « Mettez fin à la violence au travail ».

La vice-présidente du Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick, Maria Richard, encourage ses troupes devant le palais de justice de Moncton mardi matin.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Arrivée à destination devant le palais de justice, la cinquantaine d'infirmières a crié des slogans appelant à la fin de la violence en milieu de travail. Plusieurs d'entre elles sont entrées au palais de justice pour assister à la comparution de Van Horlick.

Le syndicat des infirmières tient une conférence de presse mardi midi, au centre des congrès de Fredericton, pour diffuser son message le plus largement possible.

Avec des renseignements de Patrick Lacelle, Marielle Guimond et Michèle Brideau

Nouveau-Brunswick

Crimes et délits