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Donald Trump promet un accord commercial solide avec le Royaume-Uni

Donald Trump et Theresa May se regardent en riant devant le 10, Downing Street.

Le président américain Donald Trump rencontre la première ministre Theresa May, au deuxième jour de sa visite officielle au Royaume-Uni.

Photo : Reuters / Peter Nicholls

Radio-Canada

Au deuxième jour de sa visite officielle à Londres, Donald Trump a promis que les États-Unis concluraient un accord commercial solide avec le Royaume-Uni une fois que celui-ci aura quitté l'Union européenne (UE).

« Je pense que nous aurons un accord commercial très important. Ce sera un accord très juste et je pense que nous souhaitons tous deux sa conclusion », a déclaré le président américain, s'adressant à la première ministre britannique, Theresa May, lors d'une table ronde avec des chefs d'entreprise.

À peine arrivé au 10 Downing Street pour rencontrer Mme May, M. Trump a ainsi fait miroiter un accord « très, très substantiel » et « très équitable ». La première ministre a pour sa part estimé qu'il y avait « d'énormes occasions à saisir ensemble ».

Le président américain a également invité la première ministre à demeurer impliquée dans les affaires publiques, elle qui doit quitter ses fonctions ce vendredi en raison de son échec à mettre en oeuvre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE). Mme May doit toutefois assurer la transition, le temps qu'un nouveau chef soit choisi par le Parti conservateur, soit d'ici le 20 juillet.

« Je ne sais pas exactement quel est votre calendrier, mais restez dans les parages. Scellons cet accord », a lancé Donald Trump sur un ton humoristique. Il a aussi loué son travail « fantastique ».

Le président américain avait toutefois adopté un ton plus tranchant à l'égard de Theresa May, la fustigeant pour son travail sur le dossier du Brexit. Il n'a d'ailleurs pas hésité à donner son avis sur la question, suggérant aux Britanniques de procéder à un Brexit sans accord. Un scénario auquel s'est toujours opposée Mme May, tout comme le milieu économique, en raison de l'instabilité qu'il provoquerait.

Le Royaume-Uni doit quitter l'UE au plus tard le 31 octobre. « Nous avons le potentiel d'être un partenaire commercial incroyable pour le Royaume-Uni », a assuré M. Trump dimanche.

Un grand accord commercial sera possible une fois que le Royaume-Uni se sera débarrassé de ses chaînes.

Donald Trump, président des États-Unis, dans un tweet publié lundi soir

Or, pour le mouvement A people's vote, en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, c'est pour « affaiblir » le Royaume-Uni et « dicter » ses conditions au prochain premier ministre que Donald Trump souhaite une sortie sans accord du bloc européen.

Donald Trump a par exemple dit s'attendre à voir Londres ouvrir ses portes aux produits agricoles américains. Il a aussi affirmé que « tout ce qui est commercialisable sera sur la table » des négociations, en réponse à une question à propos des vues des entreprises américaines sur le système de santé publique britannique.

Un porte-parole du gouvernement britannique a toutefois soutenu que le système de santé ne serait en aucun cas au programme.

Donald Trump, président des États-Unis

Les aspirants premiers ministres dans l'antichambre présidentielle

Dans une entrevue accordée au quotidien The Sun, M. Trump a jugé que Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères et l'un des 12 candidats à sa succession, ferait un « excellent » premier ministre.

Boris Johnson s'est entretenu une vingtaine de minutes avec Donald Trump par téléphone, mais a décliné l'offre d'un entretien face à face pour des questions d'horaire, a indiqué l'entourage du député conservateur à l'AFP.

Interrogé par la presse pour savoir s'il allait rencontrer le ministre de l'Environnement Michael Gove, l'un des rivaux de M. Johnson, comme le bruit en a circulé, le président américain n'a ni confirmé ni démenti.

Par ailleurs, le populiste Nigel Farage, chef du Parti du Brexit plébiscité lors des élections européennes, a affirmé mardi avoir eu une « bonne rencontre » avec M. Trump.

« Il croit vraiment au Brexit et adore son voyage à Londres », a tweeté M. Farage, en parlant du locataire de la Maison-Blanche.

« Résistance » anti-Trump

Reçu en grande pompe par la reine Élisabeth II la veille, le président américain s'était réjoui que sa visite d'État se passe « vraiment bien », assurant n'avoir « encore vu aucune manifestation ». Le ton a toutefois changé mardi.

Pendant que M. Trump s'entretenait avec des chefs d'entreprises, le ballon Baby Trump a notamment volé au-dessus du parlement britannique.

Un ballon à l'effigie de Donald Trump flotte au-dessus de manifestants.

Des manifestants ont fait flotter le ballon « Baby Trump » près du parlement britannique tandis que le président américain s'y trouvait.

Photo : Reuters / Alkis Konstantinidis

Déjà déployé lors de sa dernière visite en juillet 2018, ce ballon fait office de « mascotte pour la mobilisation massive contre la politique haineuse et clivante de Trump », a dit à l'AFP Leo Murray, un militant pour l'environnement et l'un des organisateurs de la manifestation.

Une autre grande « effigie » symbolise le ton volontiers moqueur du rassemblement, baptisé « Carnaval de la résistance ». Il s'agit du président américain assis sur une cuvette de toilette en or.

Des manifestants portent des masques représentant la terre avec des yeux tristes.

L'environnement fait partie des dossiers chauds qui doivent être abordés par Donald Trump et Theresa May lors de la visite du président américain.

Photo : Reuters / Clodagh Kilcoyne

Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a prononcé un discours devant les manifestants réunis par milliers à Trafalgar Square, tout près du 10 Downing Street.

Le président américain a cependant révélé devant la presse qu'il avait refusé de rencontrer le chef de l'opposition, le décrivant comme une « force négative ».

L'an dernier, les manifestations anti-Trump avaient rassemblé plus de protestataires, qui étaient alors quelques dizaines de milliers.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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