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Sursis pour le parc Willie-Bourassa-Auger à Brompton

Hôtel de ville de Sherbrooke

Hôtel de ville de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Charles Beaudoin
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La possible vente du parc Willie-Bourassa-Auger dans l'arrondissement de Brompton continue de susciter la grogne des citoyens de Sherbrooke, dont la mobilisation a incité les élus à reporter le dossier au prochain comité plénier, lundi prochain.

Le parc Willie-Bourassa-Auger pourrait être vendu pour un peu plus de 90 000 $ à un couple pour la construction d'une maison unifamiliale à condition qu'un changement de zonage soit adopté. Après avoir jonglé avec l'idée d'annuler tout simplement l'adoption du changement de zonage afin de mettre fin à la vente, les élus ont plutôt opté pour le report de la décision afin d'étudier notamment si la Ville s'expose à un recours légal advenant la fin du processus de vente.

En mettant la vente conditionnelle, on s'est engagé en tant que conseil municipal à aller consulter les personnes habiles à voter du secteur. On ne va pas au bout de l'engagement pris lors de la résolution, a expliqué la greffière de la Ville, Me Line Chabot.

Les gens l'ont fait de façon respectueuse. Ils ont le droit de venir présenter leur point de vue et de nous influencer, mais c'est sûr que ce serait une première où on ne permettrait pas aux citoyens concernés de se prononcer sur un changement de zonage, a signalé la conseillère et présidente du comité exécutif Nicole Bergeron, dont on a souligné les 20 ans de carrière politique municipale lundi.

La réflexion des élus faisait suite aux commentaires des nombreux citoyens qui s'étaient déplacés pour décrier la vente du parc et questionner le processus de la Ville lors de la séance du conseil municipal lundi soir.

Thierry Nootens a notamment accusé les élus de ne pas être cohérents avec les politiques de la Ville, leur demandant si c'est la documentation et les règlements municipaux valorisant les pratiques vertes qui n'étaient pas crédibles ou bien si c'était eux-mêmes qui manquaient d'honnêteté envers ceux-ci.

Alors qu'on exige que les citoyens et citoyennes restaurent les berges des ruisseaux, qu'ils y plantent des arbustes, que de larges bandes riveraines soient protégées, que la tonte cesse sur plusieurs mètres... que fait le conseil? Il vend l'un des très rares parcs situés en bordure de la Saint-François, s'offusque le citoyen de l'arrondissement Brompton.

Une autre citoyenne de l'arrondissement, Catherine Boileau, a déploré qu'aucun investissement n'eût été apporté à ce parc dans le but de le valoriser et d'encourager son utilisation comme la Ville l'a fait avec d'autres parcs.

Si on avait choisi d'investir dans nos parcs, les gens y viendraient plus. On a choisi d'investir au parc Nault, au lac des Nations... Les gens vont les fréquenter. Quand on roule sur la rue Saint-François, il n'y a pas grand-chose qui nous dit qu'il y a un parc juste à côté, qui plus est au bord de la rivière Saint-François.

Une citation de : Catherine Boileau, citoyenne de l'arrondissement de Brompton

Elle estime également que ce sont tous les citoyens de l'arrondissement qui devraient être appelés à voter sur le sort du parc plutôt que les quelque 70 citoyens qui vivent à proximité de ce dernier.

Je suis de l'autre côté de la rivière, je ne suis pas proche, mais je pense que ça me concerne quand même un parc qui sera vendu dans mon arrondissement, souligne-t-elle.

Claude Cinq-Mars, de l'Association citoyenne des espaces verts de la Ville de Sherbrooke, avait demandé un moratoire sur la vente de terrain, faute d'avoir des réponses à ses questions.

Pour nous, un parc, un espace vert, un espace nature, c'est bon pour l'éternité. On ne voit pas la possibilité pour une Ville de vendre un lieu public de cet intérêt-là, résume-t-il.

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