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La Saskatchewan pourrait bientôt annoncer un accès universel à la pilule abortive

Des boîtes de médicaments dans un entrepôt

Des boîtes de Mifegymiso (archives)

Photo : Celopharma

Radio-Canada

Après le Manitoba, qui a annoncé il y a quelques jours son intention d'offrir une couverture universelle et gratuite de la pilule abortive, la Saskatchewan indique à son tour qu'une annonce sera faite d'ici la fin de la semaine.

Le ministère de la Santé de la Saskatchewan indique par voie de communiqué avoir examiné la question dans les derniers mois.

Aux yeux de l’opposition, il est temps que la situation change.

Les besoins sont là, particulièrement dans les régions rurales et éloignées de la Saskatchewan, mais le gouvernement actuel hésite à donner un meilleur accès à l’avortement aux femmes.

Vicki Mowat, députée du Nouveau Parti démocratique

La pilule abortive a été approuvée par Santé Canada en 2015. Seules les provinces de la Saskatchewan et du Manitoba n'en offraient pas encore l'accès universel et gratuit.

En Saskatchewan, la pilule abortive est couverte de la même manière que tout autre médicament sur ordonnance. Son remboursement dépend du plan d'assurances de la patiente.

Les Saskatchewanaises qui n'ont pas d'assurances doivent débourser jusqu'à 360 $.

Un positionnement attendu

Pour le représentant de la Société des étudiants en médecine de l’Université de la Saskatchewan, Alan Chan, il est primordial que toutes les Canadiennes aient les mêmes possibilités.

« Nous suivons la situation et nous espérons que la décision sera positive. Cela changerait la vie de nombreuses femmes dans la province », souligne-t-il.

Le directeur général d’Action Canada pour la santé et les droits sexuels, Sandeep Prasad, salue l’intention du Manitoba de changer les choses et espère que la Saskatchewan emboîtera le pas.

Les femmes qui n’ont pas les moyens doivent s’orienter vers un avortement chirurgical. Elles doivent avoir un choix.

Sandeep Prasad, directeur général d’Action Canada pour la santé et les droits sexuels

Sandeep Prasad rappelle que la pilule abortive peut être administrée plus tôt qu’un avortement chirurgical. De plus, elle peut être t plus facilement accessible sur le plan géographique que ne l’est l’avortement chirurgical.

« La pilule a le moyen de transformer l’accès à l’avortement dans la province », conclut Sandeep Prasad.

Avec les informations de Marie-Christine Bouillon.

Saskatchewan

Santé publique