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Pas de dialogue avec les États-Unis sans levée des sanctions, dit l’Iran

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Malgré le climat de tension, Washington et Téhéran affichent quelques signes d’ouverture pour une désescalade.

Photo : Reuters / Piroschka Van De Wouw/Khalid Al-Mousily

Radio-Canada

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, exclut tout dialogue avec les États-Unis tant que les sanctions contre Téhéran n'auront pas été levées.

M. Zarif dénonce également une « guerre économique » menée par Washington contre Téhéran.

La guerre et les discussions - avec ou sans conditions préalables - ne vont pas ensemble.

Mohammad Javad Zarif sur Twitter

Dimanche, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, assurait que son pays était prêt à dialoguer sans condition préalable avec l'Iran, tout en réclamant que ce dernier se comporte en pays « normal ».

Le président iranien, Hassan Rohani, a répliqué dans un discours retransmis lundi par la télévision d'État. Il a déclaré qu'il revenait aux États-Unis d'adopter un comportement « normal » avant tout dialogue.

La partie qui a quitté la table des négociations, la partie qui a foulé aux pieds le pacte doit revenir à un [comportement] normal.

Hassan Rohani, président iranien

« Le jour où l'ennemi comprendra réellement qu'il a emprunté la mauvaise voie [vis-à-vis de l'Iran] sera le jour [à partir duquel on pourra] s'asseoir à la table des négociations et régler tous les problèmes », a ajouté le président Rohani.

L'an dernier, Donald Trump et son administration ont vigoureusement dénoncé l'accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Ils ont rétabli et renforcé des sanctions contre ce pays. Washington a même ordonné à tous les pays de cesser toute importation de pétrole iranien.

De plus, des renforts militaires américains ont été envoyés au Moyen-Orient en évoquant des « menaces » iraniennes.

La réponse de l’Iran n’a pas tardé. Téhéran a menacé d'accroître sa production d'uranium enrichi au-delà des limites fixées par l'accord de 2015.

L'accord a été conclu à Vienne le 14 juillet 2015 après 12 ans de crise et 21 mois de négociations, entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), en plus de l'Allemagne.

Au terme de cet accord, l’Iran a pu obtenir un allègement des sanctions économiques internationales. En échange, l'Iran s'est engagé à ne jamais chercher à acquérir la bombe atomique et a accepté de réduire significativement son programme nucléaire.

Un an après la décision américaine de sortir de ce pacte, Téhéran a menacé en mai de se désengager progressivement de cet accord.

Malgré le climat de tension, Washington et Téhéran affichent quelques signes d’ouverture pour une désescalade, même si le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a exclu toute négociation « avec le gouvernement américain actuel ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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