•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Québec pourrait profiter des compressions en éducation de Doug Ford en Ontario

Des élèves lèvent la main dans une classe.

Le ministre de l'Éducation du Québec croit que les compressions en Ontario permettront de retenir des enseignants au Québec.

Photo : iStock

Jean-Philippe Robillard

Alors que le Québec fait face à une pénurie d'enseignants, le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, croit que les compressions annoncées dans le milieu scolaire par le gouvernement de Doug Ford vont freiner l'exode des professeurs vers l'Ontario. Le gouvernement ontarien prévoit sabrer près de 3500 postes d'enseignants d'ici quatre ans.

Depuis cinq ans, en moyenne 130 enseignants québécois choisissent chaque année d'aller en Ontario. La plupart d'entre eux seraient attirés, entre autres, par les salaires qui sont plus élevés en Ontario qu'au Québec.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, croit qu'avec les compressions de près de 3500 postes d'enseignants qu'a annoncées le gouvernement de Doug Ford, moins de professeurs vont s'exiler en Ontario pour travailler.

« Ça va peut-être freiner l'exode, parce qu'il y a certains Québécois qui traversent la rivière des Outaouais pour aller enseigner en Ontario », croit le ministre.

Selon l'Ordre des enseignants de l'Ontario, on compte 4411 enseignants formés au Québec qui travaillent en Ontario.

Alors que le Québec fait face à une pénurie d'enseignants, le ministre Roberge ne cache pas son intérêt pour attirer du personnel de la province voisine.

« S'il y a des enseignants ontariens, bien compétents et motivés à enseigner au Québec, ils peuvent venir, c'est certain, estime M. Roberge. Il y a plusieurs régions où il y a des pénuries. On les accueillera. »

Jean-François Roberge, dans un corridor avec d'autres personnes, regarde le journaliste lors d'une entrevue.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge, ne cache pas son intérêt pour attirer du personnel de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada

« Ceci dit, je ne pense pas que la solution passe par un vol d'enseignants ontariens », ajoute-t-il.

Un « bouquet de mesures » pour contrer la pénurie

Un optimisme que ne partage pas le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier, qui doute qu'un grand nombre d'enseignants de l'Ontario partent pour le Québec.

« On n’y voit pas là, nous, un bassin pour venir répondre aux problématiques que nous avons au Québec qui sont énormes, juge M. Fortier. Le fait qu’on soit de fait français vient restreindre le potentiel de ce bassin. Mais un de plus, c'est un de mieux! »

En Outaouais, par exemple, peut-être qu’il y en a qui voudront traverser la rivière.

Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec

Pour revaloriser le métier d'enseignant et attirer plus de jeunes dans la profession, le gouvernement Legault propose, entre autres, d'augmenter le salaire d'embauche des nouveaux enseignants de 8000 $. Ils ont promis d’abolir les quatre premiers échelons des salaires des nouveaux enseignants pour offrir un salaire à l’entrée de plus de 50 000 $ par année.

On a tout un bouquet de mesures qu'on met en place et j'ai très confiance qu'on va passer à travers cette crise de la pénurie à l'intérieur de quelques années avec une solution québécoise.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Politique provinciale

Politique