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La francophonie s’invite à la finale entre les Raptors et les Warriors

Un homme sourit.

Ce partisan des Raptors de Toronto porte fièrement un t-shirt avec une version en français de « We The North ».

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Myriam Eddahia

Un sentiment de fierté s’empare des partisans francophones des Raptors de Toronto quand les joueurs Pascal Siakam, Serge Ibaka ou Chris Boucher passent au micro pour répondre à des questions en français. Pascal Siakam a à coeur de s’adresser aux partisans en français.

Le succès des Raptors en finale de la NBA attire l’attention de plusieurs francophones partout à travers le monde.

Certains partisans des Raptors, qu’ils suivent l’équipe depuis les débuts ou depuis peu, utilisent parfois une version en français de « We The North » : « Oui le Nord! » ou encore « Le Nord, c’est nous ».

Les Raptors de Toronto sont devenus synonymes de fierté, de solidarité et de rassemblement pour ces francophones.

Quand les joueurs de basketball qu’on regarde sur le terrain ou en conférence de presse s’expriment en français un sentiment de proximité s’installe nécessairement, explique le directeur de l’Alliance française de Toronto, Jean Grenier Godard.

En tant que francophone, on est toujours fier de savoir que quelqu’un parle la même langue que nous. On s’identifie [...] Le fait qu’il y ait un Camerounais, un Congolais et un Québécois dans l’équipe, c’est aussi à l’image du pays. Il y a des francophones et c’est important, ajoute-t-il.

Le basketball est un jeu véritablement mondial et c’est merveilleux pour nos partisans du Canada et du monde entier d’entendre certains de leurs joueurs préférés parler leur propre langue. Les Raptors sont fiers de refléter la diversité de notre ville.

Déclaration des Raptors de Toronto

C’est vraiment une fierté. Pascal semble être fier d’être francophone, dit Hervé Lenga, un partisan des Raptors d’origine congolaise.

Selon le président de l’Association des Marocains de Toronto, Faouzi Metouilli, la présence de francophones d’origine africaine inspire la fierté et encourage le rayonnement des Africains sur la scène internationale.

La présence de certains francophones nous a donné un sentiment de présence dans l’équipe, dans la ville et au Canada, dit-il.

Ça nous montre aussi le succès de ces gens qui ont immigré et qui ont réussi, ajoute Faouzi Metouilli.

C’est une fierté de voir des francophones qui nous représentent surtout avec tout ce qui se passe en Ontario avec la reconnaissance de la francophonie. C’est comme une recharge pour se battre ensemble et aller plus loin.

Faouzi Metouilli, Association des Marocains de Toronto

Hervé Lenga croit que Pascal Siakam fait preuve de leadership en parlant français et en étant fier de le faire.

Selon M. Lenga, ce genre de leader devient un rassembleur de la francophonie.

Quand c’est quelqu’un qui est très reconnu comme ça dans le monde et qui est Africain, c’est un leader. En se prononçant comme ça sur la francophonie, ça peut rassembler tout le monde comme les Camerounais, les Français, les Congolais, toutes les personnes qui parlent français peuvent se sentir concernées.

Hervé Lenga, partisan des Raptors

Une inspiration pour les jeunes

Le fait qu'il y ait ces trois joueurs francophones, c'est aussi à l'image du Canada, affirme M. Grenier Godard, qui ajoute que c'est un pays multiculturel et un pays où il y a des francophones. Ils sont là, ils existent et pour toute la jeunesse, ils sont bons et ils réussissent, dit-il.

Cette mise en lumière est profitable pour tous les jeunes francophones particulièrement. Ce sont de beaux modèles, de beaux exemples.

Jean Grenier Godard, directeur de l’Alliance française de Toronto

Toronto

Francophonie