•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un nouveau QG pour les policiers de Québec

Les patrouilleurs et les enquêteurs du poste de Charlesbourg seront transférés au nouveau quartier général du SPVQ.

Photo : Radio-Canada

Louis Gagné

Le nouveau quartier général du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) sera construit le long de l'autoroute Laurentienne, à la hauteur du boulevard Louis-XIV. Un emplacement « privilégié » qui permettra d'optimiser les services offerts aux citoyens, selon le directeur du SPVQ, Robert Pigeon.

« Il sera vraisemblablement possible de faire des gains majeurs en redéployant nos effectifs dans un endroit centralisé, ce qui créera très certainement une synergie entre les équipes », fait-il valoir.

Le chef de police a dévoilé lundi les grandes lignes du redéploiement des effectifs de son service. Il a également confirmé que la centrale de police du parc Victoria déménagera sur le boulevard Louis-XIV, dans le quartier Neufchâtel Est-Lebourgneuf.

La Ville de Québec vient d’y acquérir des terrains au coût de 3 millions de dollars. Les lots et les immeubles qui les composent ont été achetés de gré à gré, sans recourir à la procédure d’expropriation.

Robert Pigeon n’était pas en mesure de dire combien coûtera la construction du futur quartier général, un enjeu qui, dit-il, relève davantage du Service de la gestion des immeubles.

Trois fois plus grand

Les terrains nouvellement acquis ont une superficie totale de 60 000 mètres carrés. C’est trois fois plus que le site qui avait d’abord été retenu par la municipalité, avant d’être mis de côté.

Acheté pour la somme de 2,6 millions de dollars, le terrain situé à l'angle du boulevard Pierre-Bertrand et de la rue des Rocailles n’était pas assez grand pour répondre aux besoins du SPVQ.

Robert Pigeon assure que sur les 16 sites ayant été envisagés, l’emplacement retenu est celui qui convient le mieux à son service.

Je suis profondément convaincu que le modèle qui est sur la table présentement est adapté aux besoins actuels et futurs en matière de sécurité publique. Toutes les composantes s'y retrouvent.

Robert Pigeon, directeur, SPVQ
Un terrain vacant situé en bordure de l'autoroute Laurentienne, à Québec

La Ville de Québec a acquis les terrains pour une somme de 3 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Vigneault

La future centrale sera située à quatre minutes et demie de voiture du parc Victoria.

Robert Pigeon mentionne qu’une bretelle d’accès menant à l’autoroute Laurentienne qui serait entièrement réservée aux véhicules d’urgence pourrait être construite sur le boulevard Louis-XIV ou sur le boulevard Jean-Talon.

Regroupement

Le SPVQ souhaite regrouper l’ensemble de ses patrouilleurs et enquêteurs au sein de son futur quartier général, où travailleront quelque 700 employés.

Les postes de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles vont fermer. Le SPVQ étudie d’ailleurs la possibilité de déménager temporairement les patrouilleurs qui y travaillent au parc Victoria, et ce, dès le mois d’octobre.

Robert Pigeon lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de Québec

Le directeur du SPVQ, Robert Pigeon

Photo : Radio-Canada

Les postes de quartier de Sainte-Foy et de Beauport, en revanche, demeureront ouverts. De plus, un nouveau poste sera aménagé à l’intérieur de l’édifice F.-X. Drolet, dans le quartier Saint-Roch.

C’est là que seront basés les policiers affectés à la patrouille à pied, un service que veut réintroduire le SPVQ dans les quartiers centraux.

Saga

Le projet de déménagement de la centrale du parc Victoria a connu de nombreux rebondissements au cours des dernières années.

Non seulement le terrain acquis dans le secteur Lebourgneuf n’avait-il pas la dimension appropriée, mais les coûts de construction de la future centrale avaient explosé, passant de 40 à 72 millions de dollars.

En mai 2018, le maire Régis Labeaume avait fait son mea culpa, affirmant que les employés de la Ville l’avaient « échappé » dans ce dossier.

Terrain vacant situé sur le boulevard Pierre-Bertrand, à Québec. On aperçoit, à l’arrière-plan, un poste de la Sûreté du Québec.

La nouvelle centrale de police devait initialement voir le jour sur ce terrain du boulevard Pierre-Bertrand.

Photo : Radio-Canada

Quelques jours plus tard, il annonçait que le projet de construction d’une nouvelle centrale était « sur la glace » en raison des dépassements de coûts.

« Le projet de centrale de police est arrêté, est stoppé, parce que là, ça ne fonctionne plus, OK? […] Dans l'état actuel des choses, on approche le 80 millions. C'est pour ça qu'on a tout gelé », avait déclaré Régis Labeaume.

Le dossier du déménagement est d’ailleurs à l’origine du départ de Jonatan Julien, d’Équipe Labeaume.

L’ex-bras droit du maire, devenu député et ministre dans le gouvernement Legault, avait claqué la porte du comité exécutif pour siéger comme indépendant après que le maire l’eut montré du doigt pour les ratés du projet.

À la suite de son départ, Régis Labeaume avait pris le dossier de la nouvelle centrale de police sous sa responsabilité.

Gosselin reste sur sa faim

La nouvelle mouture du redéploiement des effectifs policiers n'a pas eu l'heur de convaincre Jean-François Gosselin.

Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec déplore l’absence d’informations essentielles sur le projet, notamment en ce qui concerne les coûts de construction de la future centrale.

Il fait d'ailleurs remarquer qu’aucun membre du comité exécutif n’a assisté à la présentation faite par le directeur Robert Pigeon.

« Aucune explication, aucune justification, on ne sait pas encore combien ça va coûter le projet, mais surtout, ce qui est plus ridicule, c’est qu’aucun élu n’était présent », dénonce Jean-François Gosselin.

Le chef de Québec 21 constate également, à regret, qu’aucune date n’ait encore été annoncée pour la séance du comité plénier promise il y a plus d’un an par l’administration Labeaume.

Avec la collaboration de Nicolas Vigneault et Alexandra Duval

Québec

Politique municipale